Les Genevez craignent un nouveau départ d’usine. L’annonce fin juillet du transfert des employés de NOVI SA inquiète dans le village, mais le Swatch Group assure qu’il maintiendra son site de production.
L’avenir de l’entreprise NOVI SA questionne aux Genevez. Le transfert d’une quarantaine de postes de travail dans d’autres usines du Swatch Group annoncé fin juillet a créé un certain flou quant à l’affection future du site, tant auprès des employés que des citoyens du village franc-montagnard. Alors que certains redoutent une fermeture, le groupe horloger assure qu’il n’en est rien.
« Les employés retourneront sur le site », assure Swatch Group
« Le site des Genevez ne va pas du tout fermer ». C’est, fermement, la réponse écrite donnée à RFJ par le service de presse du Swatch Group. Pour lui, le transfert de la quarantaine d’employés à Boncourt et Villeret est « limité dans le temps » et sert à optimiser les capacités de production dans le cadre d’un programme interne appelé Mobility. Programme qui permet d’envoyer de façon temporaire des employés d’une usine en baisse de travail vers une autre qui en a beaucoup.
Un discours que certains peinent à croire aux Genevez, craignant une fermeture pure et simple d’une usine qui a petit à petit vu ses effectifs se réduire lors de la dernière décennie. Parmi les sceptiques, les autorités, que l’entreprise n’a pas contactées. « C’est inquiétant », réagit le maire des Genevez. Anaël Lovis veut croire au discours du géant horloger, mais va entreprendre des discussions pour s’assurer des intentions du Swatch Group, qui a écrit à RFJ que « les employés retourneront sur un site inchangé », refusant toutefois d’en préciser la notion de temps.
Anaël Lovis : « Quoi qu’il arrive, il faut essayer de convaincre. »
Une fermeture de NOVI SA marquerait un deuxième coup dur pour l’industrielle commune taignonne, qui perdra l’entreprise Crevoisier ces prochaines années. « On essaie de tout faire pour maintenir de l’attractivité à notre village, mais c’est sûr que cela génère beaucoup d’inquiétude », reconnait Anaël Lovis, qui ressent une certaine impuissance : « on n’a aucune marge de manœuvre ». /clo









