Tout est parti d’un courriel anonyme envoyé mercredi matin aux médias. Le message en question explique que depuis la période du Covid, Tornos accumule les erreurs dans le calcul des indemnités de chômage partiel. Cette situation aurait privé le personnel concerné de 6 à 7% de leur salaire, comme le confirment plusieurs personnes impactées au « Journal du Jura ».
Les travailleurs contactés précisent néanmoins qu’un expert indépendant a été mandaté et que des corrections ont été effectuées pour les mois de février et mars 2025. Mais rien pour les quatre années comprises entre 2020 et 2024, ce qui inquiète certains : l’entreprise prévôtoise jouerait-elle la montre pour ne plus avoir l’obligation de rembourser ses salariés ? Car d’après l’article 128 du Code des obligations, après cinq ans, la dette subsiste mais ne peut plus être réclamée en justice contre la volonté de l’employeur. Or, selon « Le Quotidien jurassien », les sommes dues aux employés lésés auraient dû être versées rétroactivement d'ici à cet été.
Des erreurs à corriger
La direction du fabricant prévôtois de machine-outil, a répondu ce jeudi à ses salariés. « Sans entrer dans les détails, en 2025, la correction de la formule informatisée a été beaucoup plus simple pour pouvoir permettre le calcul de l'indemnité de chômage. Celle de 2024 est un petit peu plus compliqué, étant donné que nous ne payerons pas le 13e salaire à 100% sur l'indemnité RHT. On ne peut donc pas utiliser la même formule. Et 2020, cette dernière était inédite, étant donné que nous étions au milieu de la période Covid », indique le responsable des ressources humaines du fabricant prévôtois de machine-outil, Thierry Bergère.
Pour mieux comprendre la situation, nous nous sommes tournés vers un employé qui a fait remonter le cas en 2025. « Les ressources humaines ont insisté pour confirmer que tout était en ordre », nous a-t-il confié. Pour cet employé, c'est surtout l'année 2020 qui pose problème. « À ma connaissance, rien n’a encore été décidé, du moins rien n’est communiqué aux employés, quant à la formule qui sera appliquée ». Il dénonce une position d'intouchable concernant le responsable RH. « On le laisse faire, même des actions qui me semblent à l’encontre des intérêts de l’entreprise », affirme le salarié. /mbe








