Le Conseil de ville de Delémont veut permettre à l’entreprise Swiza de construire un nouveau bâtiment en zone industrielle. Il a accepté lundi soir, par 28 voix et 11 abstentions, un message qui sera soumis en votation populaire le 30 novembre. Concrètement, la Municipalité prévoit d’échanger un terrain avec la bourgeoisie pour pouvoir vendre une surface de près de 18'000 m2 à la société du groupe LVMH dans le secteur Communance Sud. L’opération rapportera plus de 3,5 millions de francs à la ville qui devra toutefois payer une compensation de 400'000 francs à la bourgeoisie.
Le législatif a finalement suivi la proposition initiale de l’exécutif et refusé une demande de seconde lecture amenée par le groupe Vert-e-s et CS-POP. « Cette entreprise a des perspectives de développement très importantes avec, dans un premier temps, la création de 50 emplois. Il était important pour nous de pouvoir offrir un terrain à cette entreprise, sachant que Delémont était en concurrence avec d’autres villes comme Genève ou Meyrin », a expliqué à l’issue du vote le conseiller communal en charge de l’urbanisme, Emmanuel Koller.
Le législatif a également refusé une demande de la conseillère de ville Laurence Studer (UDC) qui voulait exiger que l’entreprise Swiza prenne en charge tous les frais de viabilisation du terrain. « La ville a une pratique qui veut qu’elle paie les frais de viabilisation et qu’elle refacture ensuite une partie à la charge de l’entreprise selon certains critères. Si on lui avait demandé de participer à hauteur de 100%, cela aurait renchéri le prix du terrain et mis à mal le projet », souligne le conseiller communal.
Un agrandissement du columbarium
Le législatif a, par ailleurs, approuvé un crédit de 110'000 francs pour agrandir le columbarium du cimetière de Delémont qui a atteint sa capacité maximale. Le projet d’extension prévoit la réalisation de 126 urnes au total, mais également un renforcement de la végétalisation dans le cimetière. Un nouvel aménagement paysager est aussi prévu. Le Conseil de ville a également accepté un crédit de 225'000 francs pour permettre le cofinancement d’une conduite d’interconnexion entre les réseaux d’eau des Services industriels de Delémont et du Syndicat des eaux de Val Terbi. Selon le Conseil communal, ce projet vise notamment à renforcer la sécurité d’approvisionnement en eau potable.
Une lettre de l’ancien maire sur les indemnités
Les indemnités touchées sans base légale par des membres du Conseil communales sont également revenues sur le devant de la scène. Deux questions orales ont été posées par Dominique Baettig (UDC) et Christophe Günter (PLR) à la suite d’une lettre transmise par Pierre Kohler aux membres des autorités delémontaines. Dans son courrier, l’ancien maire explique que de telles pratiques étaient inexistantes lors de ses mandats. Il demande, par ailleurs, à l’exécutif de rembourser les montants en question à la Municipalité. Le maire a indiqué avoir bien reçu ce courrier qui sera traité lors de la séance du Conseil communal de ce mardi. Damien Chappuis a toutefois rappelé que l’affaire avait été classée en début d’été par le Ministère public. Il a ajouté que l’exécutif n’avait rien caché à la justice et lui avait transmis toutes les informations nécessaires. /alr









