Deuxième volet de notre série de portraits consacrés aux employés de la fonction publique qui comptent 30 ou 40 ans de service. Aline Rais Hugi travaille depuis 1995 à l’Office de la culture où elle porte deux casquettes : bibliothécaire-documentaliste à 80 % à la bibliothèque cantonale à Porrentruy et responsable de la collection jurassienne des beaux-arts à 20 %. Deux emplois qu’elle juge complémentaires et enrichissants. Après une licence en histoire de l’art, Aline Rais Hugi a fait une formation en cours d’emploi pour obtenir une certification en documentation et en bibliothèque. C’est dans ce domaine que la profession a subi de profonds changements en trois décennies, comme elle nous l’a expliqué : « On cherchait dans une cartothèque les informations sur les ouvrages. Aujourd’hui, tout est dans une base de données. » Elle se réjouit aussi de constater que le livre n’a pas disparu contrairement aux prédictions formulées il y a une vingtaine d’années.
Lorsqu’on évoque les souvenirs avec Aline Rais Hugi, elle fait référence au numérique : « Une collègue m’avait demandé si je connaissais Google… et elle m’avait montré la richesse de son contenu. C’était fantastique pour moi. À Genève, durant mes études, je devais faire des tonnes de photocopies pour retenir les tableaux à analyser. » Au moment d’évoquer les souvenirs les plus tristes, la bibliothécaire-documentaliste ne peut s’empêcher d’avoir une pensée émue pour plusieurs de ses collègues morts durant le Covid.
Aline Rais Hugi : « C’est beaucoup moins poussiéreux. »
Avec deux emplois, Aline Rais Hugi ne cache pas qu’elle n’a pas le temps de s’ennuyer et se décrit comme une employée heureuse : « Chaque matin, je me dis : quelle chance j’ai de venir travailler à l’Hôtel des Halles ! J’ai trouvé un métier passion et les journées passent vite. » L’idée de chercher un emploi dans le secteur privé ne l’a jamais tentée. /rce
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