Il n’y avait pas un, mais deux loups à Charmoille dans la nuit du 6 au 7 janvier. C’est ce que révèlent les analyses plus approfondies de la scène de l’attaque qui a conduit à la mort de trois brebis à la ferme de Mont-Lucelle. L'annonce a été faite jeudi après-midi par l’Office de l’environnement. À la suite de cet évènement et de la mort de deux moutons six jours plus tôt à Ederswiler, le canton renforce la surveillance et le suivi de la présence du loup dans la région concernée, notamment par le déploiement de pièges photographiques. Ce renforcement se fait en étroite collaboration avec le KORA, une entité spécialisée qui accompagne les cantons dans la gestion des grands prédateurs. Des contacts sont également établis avec les autorités de la France voisine et de Bâle-Campagne pour coordonner le suivi à l’échelle régionale.
La présence de ces deux loups à Charmoille ne permet pas encore de fournir de pronostic quant à l’éventuel établissement d’une meute dans le canton du Jura. Si ce scénario de constitution d’une meute devait se réaliser, la gestion du loup basculerait vers des règles différentes de celles prévalant pour les loups isolés, indique l’Office de l’Environnement. Le canton rappelle que cette présence du loup ne doit pas inquiéter la population quant à sa sécurité et celle des enfants en particulier. /rce








