Une vingtaine d’agriculteurs jurassiens concernés par l’interdiction d’estivage de bovins en France

La décision de la Confédération d’interdire l’estivage de bovins suisses en France pour la ...
Une vingtaine d’agriculteurs jurassiens concernés par l’interdiction d’estivage de bovins en France

La décision de la Confédération d’interdire l’estivage de bovins suisses en France pour la saison 2026 surprend les milieux agricoles jurassiens qui réclament des mesures d’accompagnement.

L'estivage des bovins en France a été interdit par les autorités fédérales. (Photo d'illustration) L'estivage des bovins en France a été interdit par les autorités fédérales. (Photo d'illustration)

C’est un nouveau coup dur qui s’ajoute à la baisse du prix du lait pour une partie de l’agriculture jurassienne. La Confédération a interdit l’estivage de bovins en France pour la saison 2026. La mesure a été annoncée mercredi par l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires. Elle vise à prévenir l’introduction en Suisse de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une maladie qui a fait des ravages en France. La disposition touche 23 agriculteurs jurassiens – principalement en Ajoie – et environ 670 bovins de la région. Membre du comité d’AgriJura, Sylvain Quiquerez est directement concerné par la décision fédérale puisqu’il fait paître certains de ses bovins sur des terres qu’il possède en France voisine. L’agriculteur de Grandfontaine se dit « surpris » par la décision fédérale puisque les foyers de DNC qui se sont déclarés dans l’Hexagone ne se trouvent pas à proximité de la frontière avec le canton du Jura. Sylvain Quiquerez souligne qu’il est difficile de trouver des solutions pour tous les éleveurs concernés. Aucune aide financière n’est, par ailleurs, prévue à ce stade, notamment pour l’achat éventuel de fourrage supplémentaire. Sylvain Quiquerez le regrette. « La décision a été prise pour protéger l’ensemble des bovins sur Suisse et, quelque part, nous sommes les victimes et on estime qu’on devrait être aidé financièrement », affirme l’agriculteur de Grandfontaine qui doute également que la recherche de solutions d’estivage alternatives en Suisse puisse être suffisante.

Sylvain Quiquerez : « Chaque exploitation est différente et c’est compliqué d’avoir des mesures pour l’ensemble des exploitants. »

L’Union suisse des paysans ainsi qu’Agora - l’organisation qui réunit les chambres d’agriculture romandes - déplorent également l’absence de mesures d’accompagnement. Les deux organisations appellent les autorités fédérales et cantonales à prendre des dispositions. /comm-fco


 

Actualités suivantes

Articles les plus lus