Le Syndicat intercommunal GLM va commémorer, en trois temps forts, les 50 ans de l’affaire qui s’est terminée par l’achat des terrains et des fermes sur lesquels la Confédération voulait installer une place d’armes.
Le GLM avec Clément Péquignot, secrétaire de l’assemblée des délégués, Jérémie Gerber, membre, François Juillerat, président de l’assemblée des délégués, Théo Gerber, président de l’assemblée des délégués et Jean-René Brahier, gérant, entend maintenir la mémoire de l’affaire de la place d’armes des Franches-Montagnes.
Le 50e anniversaire de la fin de l’affaire de la place d’armes des Franches-Montagnes sera célébré comme il se doit. C’est le 30 décembre 1976 que le Syndicat intercommunal GLM (Les Genevez, Lajoux et Montfaucon) a racheté les terrains et les fermes convoités par la Confédération pour la somme de 1,35 million de francs. Le projet de place d’armes aux Franches-Montagnes a défrayé la chronique dans les années 60 et a servi d’accélérateur à la Question jurassienne. Il avait notamment débouché sur des attentats commis par le Front de Libération Jurassien (FLJ) avec l’incendie des fermes des Joux-Derrière et de Sous-la-Côte. Des festivités dont le programme a été présenté ce vendredi auront lieu cette année pour commémorer la conclusion heureuse de l’affaire.
Un programme en trois étapes
Les célébrations seront marquées par trois temps forts. Un banquet officiel avec les autorités fédérales, cantonales et communales se tiendra le 30 décembre à la Maison des Œuvres de Lajoux. Des animations didactiques destinées aux élèves des trois villages, soit environ 150 enfants, sont également prévues du 2 au 4 novembre. Elles se prolongeront aussi avec une soirée pour les adultes à la halle des Genevez. Quant au premier évènement, il se déroulera le 6 juin prochain, à 10h, au Bois-Rebetez. Le lieu n’a pas été choisi au hasard puisque c’est là qu’une délégation du Conseil fédéral a rencontré, en toute discrétion, des représentants des trois communes, le 4 juin 1976, pour parler du rachat des 289 hectares de terres et des cinq fermes concernés. Le gérant du GLM, Jean-René Brahier, qualifie le moment « d’évènement presque irrationnel » et précise qu’une nouvelle plaque commémorative sera posée le 6 juin 2026 et qu’un nouvel arbre sera planté puisque le sapin sous lequel les discussions ont eu lieu est malade et doit être abattu. Plus globalement, l’homme souligne également la nécessité de marquer les 50 ans de la fin de l’affaire de la place d’armes des Franches-Montagnes, notamment pour les nouvelles générations. « Je pense qu’il est important que les jeunes soient informés de ce qu’il s’est passé et qu’ils le découvrent, même tardivement », relève le gérant du GLM.
Jean-René Brahier : « C’est un fait unique en Suisse, à l’époque, de lutter contre une place d’armes et de préserver ces terrains voués à l’agriculture. »
Le GLM a également tenu à « honorer toute la population des Franches-Montagnes qui s’est investie pendant plusieurs décennies contre l’implantation d’une place d’armes ». « Sans la détermination de beaucoup de personnes, nous ne serions pas parvenus à garder notre beau coin de pays », a affirmé le président du Conseil d’administration du syndicat intercommunal, Théo Gerber. /comm-fco








