Le Parlement jurassien a refusé mercredi le postulat de l’ancienne députée Sandra Nobs (PLR) qui demandait d’étudier la possibilité de créer une classe spécialisée pour les élèves à besoins particuliers par cercle scolaire.
La création d’une classe dédiée aux enfants à besoins particuliers (dyslexie, trouble du comportement, TDAH) dans chaque cercle scolaire du canton n’est pas envisagée. Les parlementaires ont refusé ce mercredi, par 41 voix contre 16 et 2 abstentions, le postulat de Sandra Nobs (PLR) qui demandait d’étudier cette solution. Par la voix de son collègue de parti Yann Rufer, l’ancienne députée a souligné les nombreuses difficultés rencontrées par les enseignants dans la prise en charge de ces élèves à besoins spécifiques : augmentation des cas, hétérogénéité des profils, surcharge administrative ou encore lenteur des prises en charge. Selon elle, la création d’une classe regroupant l’ensemble des enfants à besoins spéciaux permettrait un soulagement des enseignants et une meilleure prise en charge des élèves concernés tout en leur permettant de participer à la vie quotidienne de l’école. Si l’ensemble des groupes parlementaires se sont accordés sur les failles de la prise en charge actuelle, Le Centre et les socialistes ont rejeté la solution apportée, soulignant qu’il serait plus sage de tirer un bilan du système actuel et d’effectuer des changements en conséquence. L’UDC s’est également positionnée contre le texte. À l’inverse les Vert-e-s, le CS-POP ainsi que le PCSI se sont montrés favorables à l’étude de cette solution.
De son côté, le Gouvernement a admis certaines lacunes du système actuel, mais il a expliqué que la solution proposée n’était pas envisageable. Le ministre Raphaël Ciocchi a notamment souligné que sa mise en place nécessiterait l’engagement d’enseignants pour au moins 25 EPT. Il s’est toutefois engagé à présenter un bilan du système actuel, ainsi que des pistes d’amélioration, d’ici l’année prochaine. /mlm









