Le record de température « sera challengé toute la semaine »

Le plus dur reste à venir après le record de température établi à Delémont ce dimanche pour ...
Le record de température « sera challengé toute la semaine »

Le plus dur reste à venir après le record de température établi à Delémont ce dimanche pour un mois de juin. Il sera vraisemblablement battu ces prochains jours avance Frédéric Glassey de MeteoNews.

Des records devraient encore être battus ces prochains jours. (Photo : KEYSTONE/Jean-Christophe Bott) Des records devraient encore être battus ces prochains jours. (Photo : KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Après le record enregistré à Delémont ce dimanche avec 35,4 degrés pour un mois de juin, la canicule va encore s'accentuer sur l’Arc jurassien et l'Europe de l'ouest ces prochains jours. En France, 845 écoles ont fermé leurs portes ce lundi, 1800 autres libèreront les élèves en début d'après-midi en raison des fortes chaleurs, « anormales par leur côté extrême et durable » selon Frédéric Glassey, expert à MeteoNews.

Frédéric Glassey : Une situation « anormale par son côté extrême et durable ».

Les températures résultent d'un blocage des perturbations qui viennent de l'atlantique et d'un dôme de chaleur formé par l'air d'Afrique du Nord, combiné à la position la plus haute du soleil au solstice d’été. « Cette situation de blocage, bien installée, peut mettre du temps à s’évacuer quand il n’y a pas d’autres phénomènes météo comme actuellement », explique Frédéric Glassey. Conséquence, les températures vont encore augmenter ces prochains jours et le record établi dimanche à Delémont sera selon toute vraisemblance battu.

« Les maximales devraient être de 36-37 degrés dans l'Arc jurassien. »

« Ce record (NDLR sur un mois de juin) sera challengé tous les jours de la semaine. On est proche du phénomène vécu en août 2003. Mais le record historique de Delémont est de 38,1 degrés en 1983, l’un des plus vieux records que l’on ait en Suisse, sera difficile à atteindre. Dans l’Arc jurassien les maximales devraient être de 36-37 degrés, voire 38 en région bâloise donc on n’a pas encore vécu les journées les plus chaudes de la période », relève Frédéric Glassey qui confirme qu’il est aussi difficile de trouver du répit à 1'000 mètres face à ce dôme de chaleur. Les endroits les plus frais restent les fonds de vallée et vallon qui font un « effet cuvette » en conservant quelque peu le frais accumulé durant la nuit. /jpi


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