Les taxis jurassiens au ralenti

Dans les trois districts, les entreprises de taxis ont énormément souffert de la crise liée ...
Les taxis jurassiens au ralenti

Dans les trois districts, les entreprises de taxis ont énormément souffert de la crise liée au coronavirus. Les pertes sont très importantes, à tel point qu’une entreprise se retrouve même en liquidation

Les places de stationnement accordées aux taxis ont souvent été vides ces dernières semaines (comme ici à Porrentruy). Les places de stationnement accordées aux taxis ont souvent été vides ces dernières semaines (comme ici à Porrentruy).

« On a pris une grosse baffe », « ça a été un coup de massue ». Les phrases lâchées par des responsables d’entreprises de taxis de la région sont significatives. Les dernières semaines ont été très longues et très difficiles. En moyenne, les taxis jurassiens ont vu leurs revenus diminuer de 85 à 95% et ce, dans les trois districts. « C’est même presque du 100% pour nous », ont déclaré les responsables de Boss Taxi, à Saignelégier.


Plusieurs facteurs

Le transport des écoliers représente une grande partie de la clientèle des taxis jurassiens. Et une rentrée d’argent sûre. Avec la fermeture des écoles, c’est donc un revenu important qui est parti en fumée. D’après David Moine, de Rémocar à Porrentruy, « les livraisons à domicile organisées dans les communes, bien que légitimes, ont également privé les taxis de plusieurs clients ». Et puis, la population n’est plus sortie au restaurant, au bar ou en discothèque et la vie nocturne est une part importante des trajets réalisés par les taxis de la région. Ainsi, de nombreux chauffeurs ont essentiellement eu recours aux appels et ont cessé de sillonner les routes de la région. La fréquentation en nette baisse dans les trains a également provoqué un certain calme dans les gares, ce qui n’a pas fait les affaires des taxis. « Cela ne servait à rien de rester à la gare pendant le semi-confinement », s’exclame David Moine.


Des pertes d’argent et même une mise en liquidation

Certains clients ont toutefois fait preuve de fidélité, mais ils n’ont pas permis d’empêcher des pertes conséquentes. Un des responsables nous a affirmé qu’il avait dû piocher dans ses réserves pour pouvoir survivre. Un autre, qui souhaite rester anonyme, a même été contraint de mettre son entreprise de taxis en liquidation. « Ce n’est déjà pas facile d’habitude dans le Jura, mais là, ça a été le coup de massue », a-t-il déclaré.


Un peu d'espoir

Les différentes réouvertures qui ont eu lieu en début de semaine se ressentent déjà dans les affaires des taxis et c’est une bouffée d’oxygène bienvenue, selon Brigitte Moeschli, responsable d’Edi Taxi, ce que reconnaissent également les responsables de Boss Taxi à Saignelégier et de Taxi du Jura à Haute-Sorne. Or, la reprise se fait très en douceur dans les trois districts. Et avec les fêtes de village, la Braderie ou encore le Marché-Concours qui tombent à l’eau, ce sont des rentrées très importantes qui ne se feront pas cette année. Les responsables contactés nous ont affirmé qu’ils accordent beaucoup d’espoir aux soupers de boîte de fin d’année, à Nouvel-An ou encore à la St-Martin du côté de l’Ajoie ! /mle


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