Un arrosage amélioré pour limiter les poussières à la décharge du SEOD

Dans une réponse à une question écrite, le Gouvernement jurassien explique que les émissions ...
Un arrosage amélioré pour limiter les poussières à la décharge du SEOD

Dans une réponse à une question écrite, le Gouvernement jurassien explique que les émissions de poussières provenant du site de Boécourt sont essentiellement dues à des périodes de sécheresse et que des mesures ont été prises

Le Gouvernement a répondu à une question écrite concernant les émissions de poussières à la décharge du SEOD à Boécourt. (Photo : archives) Le Gouvernement a répondu à une question écrite concernant les émissions de poussières à la décharge du SEOD à Boécourt. (Photo : archives)

Les émissions de poussières qui se sont échappées de la décharge du SEOD à Boécourt ne sont pas dues à des défaillances techniques ou à des erreurs de gestion. C’est en substance la réponse donnée dernièrement par le Gouvernement jurassien à une question écrite d’Ismaël Vuillaume. Le député suppléant vert-libéral s’inquiétait de l’effet néfaste pour l’humain et la nature de ces immissions dues en grande partie au traitement des mâchefers et des cendres d’incinération de boues de STEP, des déchets pollués dont l’impact environnemental reste cependant limité. La situation semble sous contrôle.

Les émissions de poussières se produisent essentiellement durant les périodes sèches et venteuses. Le Gouvernement admet dans sa réponse que leur impact a certainement été évalué de manière trop optimiste lors de la phase de planification qui a précédé les apports de déchets. L’Office de l’environnement a toutefois mis en place un suivi régulier dès que le problème a été décelé à l’automne 2021. Il a aussi immédiatement demandé au Syndicat de gestion des déchets de Delémont et environs de prendre des mesures pour respecter les valeurs limites d’immissions annuelles et limiter la nuisance sur les riverains. La réception des déchets problématiques a d’ailleurs été suspendue durant l’année 2022, le temps de mettre en place un arrosage, une optimisation des flux de transport et un confinement d’une installation spécifique avec la pose d’une tente. Un bureau spécialisé mandaté par le SEOD a aussi proposé une mesure complémentaire qui consiste à optimiser l’arrivée d’eau sur le site et renforcer l’efficacité du système d’arrosage et d’humidification. Cela permettra de réduire encore davantage les émissions de poussières en prévision des prochaines périodes de sécheresse dès ce printemps. 

L’Office de l’environnement a demandé un suivi environnemental depuis juin 2022 et pour les années suivantes. Des mesures correctrices complémentaires seront exigées si des dépassements de valeurs limites annuelles ou des émissions ponctuelles importantes devaient être observés. /emu


 

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