Les Néerlandais ont ouvert le bal ce jeudi matin et seront suivis par les 26 autres États de l’Union européenne jusqu’à la fin du week-end. L’UE sera ainsi dotée d’un nouveau parlement. Invité dans « La Matinale », notre correspondant en Belgique Pierre Benazet nous a livré les premières tendances.
La population des 27 États européens est appelée aux urnes ce jeudi et jusqu’à dimanche. Elle doit renouveler son parlement. Il s’agit de la seule institution de l’Union européenne directement élue par les citoyens. Le Parlement a vu ses prérogatives être élargies ces dernières années et s’impose de plus en plus comme un acteur majeur de la politique européenne, notamment avec les pays tiers comme la Suisse. Les premiers résultats seront connus dimanche soir. Ce scrutin est un peu particulier étant donné qu’il s’agit du premier depuis le Brexit. « Tout le monde est déjà en train de faire ses calculs pour constituer ses majorités pour l’après-vote. Dès que le vote sera terminé dimanche soir, on devrait avoir une projection assez nette », explique notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet.
Pierre Benazet : « Tout le monde est déjà en train de faire ses calculs. »
À droite toute
En 2019, les écologistes et les centristes avaient réalisé des scores qui leur avaient permis de peser au Parlement durant la dernière législature. Les premières tendances montrent toutefois que la gauche, principalement, ainsi que les modérés, devraient perdre (beaucoup) de terrain à l’issue du vote. Mais alors qui va en profiter ? « Tous les partis de droite les plus à droite. Comprenez par-là, les souverainistes, les populistes, l’extrême-droite et toutes les forces eurosceptiques et centrifuges », répond Pierre Benazet.
À l’Est, il y a de l’intérêt
Ce scrutin européen semble intéresser les votants. Le taux de participation de 50,66 % de 2019 devrait être égalé voire même battu. Mais alors, comment expliquer cet intérêt grandissant pour ces élections ? « Pour caricaturer, il y a une sorte de barrière Est-Ouest. On sent beaucoup plus d’intérêt en Europe centrale et orientale. Dans ces pays, on n’oublie pas que l’UE aide à faire face à la menace russe », analyse Pierre Benazet. /dpi