Le moment des précipitations et l’or blanc tassé par les automobilistes ont rendu le déneigement laborieux jeudi après-midi, lors des abondantes chutes de neige dans tout le canton. Éclairage avec le chef du Service des infrastructures, Yves-Alain Fleury.
Source de bonheur pour les uns, d’agacement pour les autres, la neige est tombée en quantité jeudi après-midi et en peu de temps sur les routes de la région. MétéoSuisse avait émis un degré d’alerte de niveau 4. La circulation a été passablement perturbée sur l’ensemble du canton, avec plusieurs accidents et sorties de routes dans les trois districts. Les personnes chargées de déneiger les routes n’ont ainsi pas chômé. Depuis quelques semaines, le service hivernal est en place, en plus de la trentaine de collaborateurs qui s’occupent de l’entretien des routes tout au long de l’année, détaille le chef du Service des infrastructures. Yves-Alain Fleury relève que suite à l’alerte émise par MétéoSuisse, le personnel avait salé les routes et mis de la saumure par endroits, en prévision des chutes de neige.
Yves-Alain Fleury : « C’est quand même assez exceptionnel d’avoir autant de neige sur tout le Jura en même temps ! »
Le chef du Service des infrastructures explique que des déneigeurs privés, environ une quarantaine, sont mandatés et appelés dès que les routes cantonales doivent être déblayées. Chaque déneigeur privé a son propre secteur, défini par contrat. « Ils interviennent d’abord sur les axes importants, et ensuite sur les moins importants », détaille Yves-Alain Fleury. Ce dernier soulève que le déneigement jeudi après-midi a été difficile notamment à cause de la présence de nombreux automobilistes sur les routes : « Il faut rouler en tous cas à 40km/h pour vraiment pouvoir éjecter la neige », détaille-t-il.
« C’est un peu plus facile sur l’autoroute car il y a moins de routes latérales qui peuvent amener des véhicules et bloquer la situation. »
Yves-Alain Fleury relève qu’au niveau légal, le Service des infrastructures doit entretenir les routes le mieux possible avec les moyens à disposition mais il n’a pas l’obligation d’avoir des routes noires, c’est-à-dire sans neige, en permanence. En place depuis trois ans, il dit avoir été déjà confronté à de fortes chutes de neige par secteur, comme dans les Franches-Montagne ou en Haute-Ajoie par exemple, mais pas sur l’ensemble du canton du Jura en même temps. /ech