L’actualité politique au cœur du 1er mai jurassien

Le comité d’organisation a décliné vendredi son message de revendications au travers de ses ...
L’actualité politique au cœur du 1er mai jurassien

Le comité d’organisation a décliné vendredi son message de revendications au travers de ses arguments contre l’initiative de l’UDC « Pas de Suisse à 10 millions ».

Environ 250 personnes se sont retrouvées ce vendredi 1er mai à Delémont à l'occasion de la Fête du travail. (Photo: Armelle Cuenat) Environ 250 personnes se sont retrouvées ce vendredi 1er mai à Delémont à l'occasion de la Fête du travail. (Photo: Armelle Cuenat)

Améliorer les conditions de travail et défendre les emplois en s’assurant que la Suisse ne se replie pas sur elle-même. Le comité d’organisation du 1er mai jurassien se greffe sur l’actualité vendredi à l’occasion de cette Journée internationale de revendications des travailleuses et des travailleurs. L’initiative de l’UDC « Pas de Suisse à 10 millions » soumise au vote le 14 juin est au cœur de son message de revendications cette année sous le thème « Les femmes mettent KO l’initiative du chaos », avec des craintes qui résonnent dans le Jura. « Pour le canton du Jura en particulier, il est impératif de travailler à ce que les inégalités salariales, le dumping salarial et les conditions de travail s’améliorent », explique le président de l’Union syndicale jurassienne, Dominique Hausser. Un accent particulier a donc aussi été mis sur les femmes. « Il est évident que le rôle des femmes, visible ou invisible, a toujours été essentiel dans le bon fonctionnement de l’économie et la Suisse telle qu’elle existe aujourd’hui, sans les femmes, n’existerait plus. Les femmes migrantes ont aussi leur importance, c’est assez clair dans le domaine des soins en particulier. Si on ferme la porte, cela veut dire que les services de soins ne pourront plus fonctionner et sans le regroupement familial, beaucoup de gens ne viendront pas », poursuit le président de l’USJ.

Dominique Hausser : « Le rôle des femmes a toujours été essentiel. »

Le programme de cette année a été lancé jeudi soir avec une conférence-débat. L’historienne Elisabeth Joris a livré un exposé sur l’importance des femmes migrantes dans l’économie suisse de l’après-guerre à nos jours. Vendredi matin, un cortège au départ de la Place de la gare a mené environ 250 participants à travers la rue de la Molière et le Quai de la Sorne, selon une estimation des organisateurs.

A l’heure des interventions, Silvia Locatelli, membre du comité directeur du syndicat Union et responsable du secteur industrie, a rappelé qu’il était important et légitime de continuer à se battre pour des améliorations salariales pour les travailleurs, malgré le contexte géopolitique. « Ce qu’on dénonce, c’est que ce sont toujours les travailleurs qui finissent par souffrir, car ce ne sont pas les marges qui se réduisent, ce sont plutôt le nombre d’emplois et les salaires. Pour nous, il n’est pas acceptable que les patrons se réfugient derrière la situation économique plus ou moins bonne pour demander des baisses de salaire, car lorsque la situation est bonne ils disent qu’ils ne peuvent pas les augmenter car l’inflation est trop élevée », argumente Silvia Locatelli.

Silvia Locatelli : « Ce sont toujours les travailleurs qui finissent par souffrir. »

Diverses organisations syndicales et politiques, ainsi que des militants, étaient présents à la Place de la gare à Delémont, alors qu’un mur des revendications a permis aux participants d’accrocher des messages personnels. La plus jeune députée du Parlement jurassien Heloïse Girardin a aussi fait un discours.

Des manifestations sont annoncées en ce 1er mai dans une cinquantaine de villes suisses. Des prises de parole sont prévues, notamment celle du conseiller fédéral Beat Jans qui sera à Bienne, alors que la ministre jurassienne Elisabeth Baume Schneider interviendra à Liestal. /emu


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