Les syndicats jurassiens restent déterminés à faire aboutir leur initiative cantonale. Lundi, les Chambres fédérales ont décidé que les conventions collectives de travail (CCT) prévaudraient sur les lois cantonales en matière de salaire minimal. L’initiative au niveau jurassien, lancée en janvier, demande au contraire que le salaire minimum prime sur les CCT. « On n’est pas encore au bout du parcours, puisqu’il y aura très certainement un référendum et j’espère que la population votera contre cette modification », a réagi Dominique Hausser, le président de l’Union syndicale jurassienne que nous avons contacté ce mardi. Celui qui est aussi membre du comité d’initiative ne cache tout de même pas sa déception par rapport à la décision de Berne et pointe du doigt une inégalité de traitement par rapport à d’autres cantons comme Neuchâtel et Genève. « C’est quand même curieux qu’on inscrive dans une loi fédérale que ces cantons pourraient garder leurs salaires minimaux cantonaux en primauté alors que le Jura ne pourrait pas le maintenir. » Dominique Hausser précise aussi que seules les conventions collectives de travail de force obligatoire sont concernées par la décision fédérale, mais de nombreuses CCT ne rentrent pas dans cette catégorie.
Dominique Hausser : « Aucune raison d’arrêter de récolter des signatures. »
La récolte pour réunir les 2'000 signatures en une année est à bout touchant. « Notre initiative est totalement pertinente, même si un point devait être modifié par le Parlement. » Le comité d’initiative devrait pouvoir déposer le texte avec les paraphes nécessaires « après la période estivale. » /rce








