Le Parlement jurassien a refusé mercredi une motion qui demandait de mettre en place un mécanisme pour garantir une concurrence loyale et le respect des dispositions sur le droit du travail.
Uber ne fera pas l’objet d’un cadre légal plus strict dans le Jura. Le Parlement a refusé mercredi, par 38 voix contre 21, une motion de Jelica Aubry-Janketic (PS). Le texte demandait au Gouvernement de mettre en place un mécanisme garantissant une concurrence loyale entre les prestataires du géant américain de la mobilité et les chauffeurs de taxi traditionnels, mais également le respect des dispositions en vigueur concernant le salaire minimum et les assurances sociales.
Le ministre de l’économie, Stéphane Theurillat, a expliqué que l’exécutif partageait les préoccupations sur ces nouvelles formes de travail. Il a toutefois estimé que la question devait être réglée au niveau fédéral où plusieurs démarches sont pendantes. « Agir maintenant serait chronophage et compliqué », a-t-il ajouté. Le ministre a aussi insisté sur le fait que l’activité d’Uber reste pour l’instant très limitée sur le territoire cantonal avec seulement quelques chauffeurs qui pratiquent des prix comparables à ceux des taxis.
Le Gouvernement et plusieurs groupes parlementaires ont proposé de transformer la motion en postulat pour permettre une analyse détaillée de la situation. La députée à l’origine du texte, Jelica Aubry-Janketic, a toutefois refusé de modifier son texte. /alr








