Le vote communal sur la création d’un Conseil général ne déchaine pas les passions à Saignelégier

Aucun opposant clairement affiché et des partisans jusqu’ici discrets. La campagne autour de ...
Le vote communal sur la création d’un Conseil général ne déchaine pas les passions à Saignelégier

Aucun opposant clairement affiché et des partisans jusqu’ici discrets. La campagne autour de la votation du 27 septembre se déroule dans une certaine apathie au sein du chef-lieu taignon.

Le Conseil communal a transmis à la population un appel à aller voter le 27 septembre via une campagne d'affichage. (Photo archives : illustration). Le Conseil communal a transmis à la population un appel à aller voter le 27 septembre via une campagne d'affichage. (Photo archives : illustration).

Le paysage politique pourrait bientôt changer à Saignelégier mais le climat est plutôt à l’indifférence. Les citoyens sont appelés à se prononcer sur la création d’un Conseil général (CG), en remplacement de l’assemblée communale. La votation sur le nouveau règlement d’organisation et d’administration du chef-lieu franc-montagnard se tiendra le dimanche 27 septembre prochain.

Pourtant, à dix jours du scrutin, la campagne est quasi inexistante. Aucune opposition ne s’est clairement affichée contre le projet depuis sa présentation à la population en mai dernier. Les sections politiques locales sont aussi très discrètes. A l’heure actuelle, Les Vert-e-s, le Parti socialiste et Le Centre appellent au « oui », pendant que le Conseil communal, dans son message au corps électoral, se positionne aussi en faveur du projet. « Il n’y a pas de débat. S’il n’y a pas de débat, c’est difficile de corriger les informations erronées qui pourraient être diffusées », regrette Jean-Marie Miserez. Le président de la commission spéciale pour la création d’un CG à Saignelégier ne s’attend toutefois pas à une victoire facile dans les urnes. « Il n’y a aucun scrutin qui est acquis d’avance », avertit-il.

Jean-Marie Miserez : « On aurait souhaité que les opposants s’affichent un peu plus. »

Les tensions aux Bois et RacinesCommunes ne menacent pas le projet

Face à des opposants invisibles, les obstacles se cachent peut-être dans l’actualité. Aux Bois, la commune taignone qui dispose d’un Conseil général traverse une crise politique. Le législatif veut la démission du Conseil communal. Pourtant, Jean-Marie Miserez voit cette situation comme un argument en faveur du dossier qu’il porte. Les élus rudysilvains ont pu dévoiler des problèmes entre l’exécutif et le personnel communal ce « qui illustre bien que le Conseil général joue ce rôle de médiateur entre les instances communales ».

Jean-Marie Miserez : « Le Conseil général des Bois a parfaitement joué son rôle. »

Mais alors que Saignelégier se penche sur la forme à donner à son législatif, des réflexions encore plus larges sont en cours dans tout le Jura. Le projet RacinesCommunes enjoint les citoyens jurassiens à imaginer les structures communales de demain. Selon le président de la commission spéciale, ces démarches au niveau cantonal n’affectent pas la création d’un Conseil général dans le chef-lieu taignon. « Si on devait arriver à des fusions différentes, on devrait juste adapter un règlement d’élection. (…) On adapterait en fonction des circonstances », soutient-il.

Si le projet est accepté, le Conseil général de Saignelégier entrera en vigueur le 1er janvier 2028 lors du début de la prochaine législature et sera composé de 21 membres élus à l’occasion des élections communales d’octobre 2027. /nmy


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