Les sociétés Injector SA et Incaptek ont été nominées pour recevoir le Grand prix du salon de la sous-traitance. La manifestation se tient jusqu’à vendredi à Genève en présence d’une centaine d’exposants jurassiens.
Deux innovations jurassiennes sont mises en lumière à Genève. Les entreprises Injector SA et Incaptek font partie des cinq nominés pour le Grand prix du salon EPHJ. Ce rendez-vous des sous-traitants actifs dans l’horlogerie ou encore le médical se tient depuis mardi matin et jusqu’à vendredi à Palexpo. Quelque 750 exposants sont présents dont une centaine de sociétés jurassiennes.
L’entreprise Injector SA basée à Porrentruy dévoile une solution innovante qui permet d’accrocher chimiquement de la résine composite et du métal, par exemple pour réaliser des montres au design particulier. « On présente un développement entamé il y a deux ans qui permet de créer une adhérisation de manière à supprimer tout ce qui était réalisé auparavant par des accroches mécaniques. Que la surface du métal soit polie ou satinée, le produit déposé va permettre d’être totalement transparent, donc de garder l’aspect premier du métal », explique le directeur. En ce qui concerne la nomination pour le Grand prix, Michel Hoff évoque une grande fierté et une récompense pour toute une équipe « qui travaille chaque jour d’arrache-pied pour présenter quelque chose d’innovant. »
Michel Hoff : « On crée une liaison chimique avec le métal lorsque l’on dépose notre composite sur la surface. »
Des composites ultra-résistants
La start-up Incaptek établie à Courroux a également été nominée pour le Grand prix du salon EPHJ. Elle a développé des matériaux composites ultra-résistants à destination de l’impression 3D ou du moulage par injection. « La clé est qu’on arrive à utiliser des fibres allongées et imprégnées de polymères. En règle générale, plus les fibres sont longues, plus le matériel est résistant », explique la co-fondatrice de la société, Olga Fontanellaz. Cette dernière souligne que les produits d’Incaptek sont particulièrement intéressants pour l’industrie automobile ou l’aéronautique où la « résistance joue un rôle primordial. » Mais les matériaux peuvent aussi être utilisés dans le domaine médical pour remplacer les implants en titanium.
Olga Fontanellaz : « Notre technologie est 1,5x plus résistante que les composites actuellement sur le marché. »
Le lauréat du Grand prix de l’EPHJ sera connu dans la soirée. /alr














