Seules les personnes de nationalité suisse, les titulaires d’un permis d’établissement ou d’un permis de travail suisse valide pourront fréquenter la piscine en plein air de Porrentruy du 4 juillet au 31 août.
La piscine en plein air de Porrentruy fait à nouveau parler d’elle. La municipalité et le Syndicat intercommunal du district de Porrentruy (SIDP) ont décidé de limiter l’accès à l’infrastructure pour en assurer la sécurité. En cause : la fréquentation « extrême » des derniers jours due à la chaleur ainsi que des actes d’incivilité. Plus d’une vingtaine de personnes ont dû être exclues et interdites d’accès depuis le début de la saison en raison de comportements inappropriés, d’incivilité et de non-respect des règles. Le maire de Porrentruy, Philippe Eggertswyler, évoque, notamment, le cas mardi « d’un membre de la sécurité qui a été menacé et molesté physiquement ». L’accès à la piscine en plein air sera ainsi limité de vendredi au 31 août aux personnes de nationalité suisse et aux titulaires d’un permis d’établissement ou d’un permis de travail suisse valide. Des restrictions similaires avaient été mises en place en 2020 et avaient suscité un tollé mais Philippe Eggertswyler assume. « Être un élu, c’est prendre ses responsabilités et les élus du SIDP et de la commune de Porrentruy assument leurs responsabilités », affirme le maire de la cité bruntrutaine. Philippe Eggertswyler réfute toute volonté de discrimination d’une partie du public, en l’occurrence celui qui vient de France voisine. « Il faut voir le problème d’une autre manière. Il y a aujourd’hui une grosse affluence et il faut impérativement faire en sorte que déjà les Jurassiennes et les Jurassiens puissent profiter de cette infrastructure », indique Philippe Eggertswyler. Le communiqué publié ce mercredi par les deux institutions précise que « la mesure est exceptionnelle et limitée dans le temps et qu’elle sera suivie de près par les autorités politiques et pourra potentiellement être levée par le Conseil municipal de Porrentruy et le comité du SIDP ».
Philippe Eggertswyler : « Je ne vois pas cela comme une discrimination. »









