L'imposant parc solaire de 10'000 panneaux se dévoile à St-Brais

Le promoteur bâlois IWB a présenté son projet de centrale photovoltaïque mercredi soir à la ...
L'imposant parc solaire de 10'000 panneaux se dévoile à St-Brais

Le promoteur bâlois IWB a présenté son projet de centrale photovoltaïque mercredi soir à la population de la commune taignonne.

Les citoyens de St-Brais se prononceront sur ce projet le 29 septembre en assemblée communale. Les citoyens de St-Brais se prononceront sur ce projet le 29 septembre en assemblée communale.

 

L'heure était à la séduction mercredi soir à St-Brais. L'imposant projet de parc solaire a été présenté à la population de la commune franc-montagnarde lors d'une séance d'information. Son promoteur, les services industriels du canton de Bâle-Ville (IWB), prévoit la création d'une centrale photovoltaïque de 10'000 panneaux pour une production annuelle de 10 gigawattheures qui correspond à la consommation de la population des Franches-Montagnes, soit 2'500 ménages.

La centrale est prévue sur une surface agricole privée de 20 hectares au lieu-dit Sur-Moron, dans le bas de la commune. IWB assure que seuls 10% du périmètre, soit 2 hectares, seront grappillés à l'agriculture. Le promoteur a voulu démontrer ses considérations agricoles et paysagères. Il a aussi voulu écarter l’image de la société bâloise qui vient profiter de St-Brais. « On s’engage toujours à développer un projet avec des acteurs locaux », soutient le responsable des investissements dans les énergies renouvelables chez IWB. Pascal Semlitsch ajoute que le parc solaire permettrait à la commune d’enregistrer des rentrées fiscales entre 12'000 et 22'000 francs par an et qu’une communauté d’énergie locale pourrait être créée avec les citoyens pour acheter et vendre l’électricité produite, à l’image de ce qui est prévu à Montfaucon.

 

Pascal Semlitsch : « On est entre 900 et 1'000 mètres d’altitude. C’est intéressant au niveau de l’accès du site. »

Le projet est devisé entre 11 et 12 millions de francs. Il détient une espérance de vie de 30 ans et le début de la construction du parc solaire est espéré pour 2027 voire 2028.


Les désagréments agricoles et paysagers écartés

Pour l’heure, la société bâloise a réalisé six mois d’études en s’appuyant sur des bureaux de la région. Environ 4'000 poteaux soutiendront les 10'000 panneaux qui se trouveront à deux mètres au-dessus du sol. Et puis chaque rangée de panneaux sera espacée de onze mètres pour minimiser l’impact sur le travail agricole. « Il sera possible de lâcher du bétail et de pratiquer les travaux de fenaison », souligne l’ingénieur agronome Hervé Schaffter.

Hervé Schaffter : « Je ne pense pas qu’il y aura un réel impact négatif. »

La possible dégradation du paysage a aussi été abordée. Et des mesures ont été prises pour en réduire son importance. « On a éloigné le bord du parc des habitations et des chemins », relève l’ingénieur en environnement Joël Godat qui souligne « qu’il n’y aura pas un arbre qui devra être coupé ni un buisson qui devra être enlevé. »

Joël Godat : « Nous avons dû définir les éléments qui ne doivent absolument pas être perturbés. »

Du côté d’AgriJura, la position reste défavorable. Son directeur François Monin était présent à la séance. Il désapprouve le projet sur le fond car celui-ci retire des terres à l’agriculture, mais il a toutefois salué l’attitude professionnelle du promoteur bâlois et a rappelé que le dernier mot reviendra à la population de St-Brais. Les citoyens se prononceront en assemblée communale le 29 septembre, soit un mois après une séance d’information qui n’a pas fait d’ombre au projet de parc solaire. /nmy

Une soixantaine de personnes a pris part à la séance mercredi soir dans la halle de gym de St-Brais. Une soixantaine de personnes a pris part à la séance mercredi soir dans la halle de gym de St-Brais.


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