Libéré de viol, coupable de contrainte sexuelle

Difficile de déceler le vrai du faux dans cette affaire complexe et difficile. C’est en tout ...
Libéré de viol, coupable de contrainte sexuelle

Difficile de déceler le vrai du faux dans cette affaire complexe et difficile. C’est en tout cas ce qu’a affirmé le juge, Jean-Mario Gfeller, vendredi après-midi, au Tribunal de Moutier. Un homme a été jugé coupable d’acte d’ordre sexuel avec une enfant et de contrainte sexuelle. Il a écopé de 330 jours-amende à 90 francs, avec sursis pendant deux ans. Il a en revanche été libéré de viol sur une mineure.

Le doute profite à l’accusé

En ouverture d’audience, le juge a affirmé que « cette affaire nous a donné énormément de fil à retordre ». Les faits remontent à 2006. La victime s’était plainte d’avoir été violée lors d’une soirée très arrosée, mais aucune preuve n’a pu être soumise à la Cour et aucun témoin n’a assisté à la scène. Le juge s’est donc appuyé sur la crédibilité des déclarations des deux parties. Selon Jean-Mario Gfeller, la plaignante a semblé émue et sincère, mais elle a révélé plusieurs versions des faits différentes. De son côté, l’accusé s’est montré plutôt froid et ses réponses ont été brèves et superficielles. La Cour a reconnu que la crédibilité de la victime était supérieure à celle de l’accusé. Il n’en demeure pas moins que les déclarations de la victime ont été insuffisantes pour convaincre le juge de condamner l’accusé à une peine privative de liberté. Au grand dam de la plaignante désormais âgée d’une vingtaine d’années, qui, en larmes, s’est levée à la fin de l’audience pour clamer haut et fort qu’elle ne croit plus en la justice.

Coupable d’acte d’ordre sexuel avec une enfant et de contrainte sexuelle

La justice a reconnu l’individu, calme et discret lors de l’audience, d’acte d’ordre sexuel avec une enfant. Cela lui a valu une condamnation à 30 jours-amende à 90 francs, avec sursis pendant deux ans. Par ailleurs, l’individu a été reconnu coupable de contrainte sexuelle sur une autre victime. La Cour a retenu la sincérité et la précision des propos de la fille, aujourd’hui établie en France. Jean-Mario Gfeller a reconnu que l’accusé a exigé des actes d’ordre sexuel avec la victime, alors qu’elle ne les voulait pas. Il a donc contraint la plaignante. Pour cet acte, il a écopé de 300 jours-amende à 90 francs, avec sursis pendant deux ans.

L’individu a donc été reconnu coupable de deux chefs d’accusation et écope de 330 jours-amende à 90 francs, avec sursis pendant deux ans. /mle


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