La sortie du nucléaire comme objectif

La Suisse doit se passer de l’atome d’ici 2029. Un comité jurassien s’est mis en place en vue ...
La sortie du nucléaire comme objectif

Centrale nucléaire de Mühleberg Un comité jurassien s'engage en faveur de l'initiative sur la sortie du nucléaire (photo: archives).

La Suisse doit se passer de l’atome d’ici 2029. Un comité jurassien s’est mis en place en vue de la votation fédérale du 27 novembre prochain sur l’initiative « Pour la sortie programmée de l’énergie nucléaire ». L’organe a présenté ses arguments vendredi matin. Il est formé de cinq partis politiques – le PS, le PEV, le PCSI, les Verts et le CS-POP – et d’une quinzaine d’associations. Le comité est co-présidé par la députée PCSI Suzanne Maître-Schindelholz et le conseiller national socialiste Pierre-Alain Fridez. L’initiative soumise au peuple exige l’arrêt d’exploitation des centrales nucléaires après 45 ans de fonctionnement, soit jusqu’à 2029. Trois des cinq installations du pays – Beznau I et II ainsi que Mühleberg – devraient ainsi cesser leur activité dès l’année prochaine. La stratégie énergétique 2050 votée en parallèle par les Chambres fédérales prévoit, elle, une fin progressive du nucléaire mais sans fixer de délai.

Des risques… et des opportunités

Le comité jurassien en faveur de la sortie du nucléaire met en avant les dangers liés à la sécurité pour défendre l’initiative. Pour la députée écologiste Erica Hennequin, les risques sont « particulièrement élevés » car les centrales suisses ne sont « pas en bon état et doivent être rééquipées, ce qui coûte de plus en plus cher ». Elle estime également que l’IFSN, l’Inspection fédérale pour la sécurité nucléaire, « n’a pas les moyens de s’imposer » face aux exploitants. Philippe Riat, le secrétaire de l’AJUNN, l’Alliance jurassienne non au nucléaire, a affirmé, quant à lui, que la Suisse n’était « pas préparée » pour faire face à une catastrophe nucléaire.

La co-présidente du comité, Suzanne Maître-Schindelholz, a insisté, pour sa part, sur l’importance des énergies vertes pour remplacer l’atome. Selon elle, « sortir du nucléaire, c’est donner un signal clair pour le départ de l’aire du renouvelable ». Elle indique que la Suisse dispose d’un « grand potentiel » dans ce domaine. Elle a précisé que 40'000 projets énergétiques liés aux énergies renouvelables étaient « prêts à être réalisés » dans le pays. /comm + fco


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