Anne Ceppi : « J’estime ne pas avoir commis d’erreurs »

La cheffe du Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) du Jura réagit ...
Anne Ceppi : « J’estime ne pas avoir commis d’erreurs »

Anne Ceppi Anne Ceppi réfléchit aux suites à donner aux accusations formulées à son encontre.

La cheffe du Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) du Jura réagit à l’enquête publiée à son encontre ce mardi par le journal L’Impartial. Accusée d'être à l'origine d'un climat nauséabond dans l’exercice de ses fonctions, Anne Ceppi se dit choquée et outrée par les qualificatifs qui lui sont attribués. Des propos qu’elle juge « désobligeants et diffamatoires », surtout « lorsqu’ils sont tenus par un courageux témoin anonyme », relève la cheffe du SCAV en se référant à l’article paru ce mardi.

Selon Anne Ceppi, ce qui est dit à son encontre ne reflète pas la réalité et certains éléments avancés sont tout simplement faux. On lui reproche notamment des relations délétères avec ses collègues au sein même du service. Dans la presse, un collaborateur parle de femme « inhumaine » animée d’une « effroyable haine ». La vétérinaire se défend en invoquant notamment les mesures d’économies OPTIMA qui ont conduit à la fermeture du laboratoire d’analyse : « On m’a demandé suite à cela de réorganiser le service, ce qui m’a probablement rendu impopulaire auprès d’une partie de mes collaborateurs… D’ailleurs avant la mise en œuvre de ces décisions il n’y avait pas de problème en interne », ajoute-t-elle en confiant avoir, elle aussi, souffert de ces tensions.

 

« Ma fonction est par essence impopulaire »

La vétérinaire cantonale serait aussi la cible de plusieurs professionnels de la filière, des paysans ou encore des bouchers. La cheffe du SCAV reconnaît effectivement quelques accrochages mais au début de sa prise de fonction seulement. « Notre service doit contrôler, prendre des mesures et parfois sanctionner. C’est un travail de police qui par essence n’est pas populaire et peut provoquer des résistances ».

Ce qu’il ne faut pas oublier, rappelle Anne Ceppi, « c’est que l’on défend quand même des intérêts publics à savoir la santé animale et celle des consommateurs ! Cela nécessite donc que l’on soit parfois ferme sur le règlement… Mais j’estime ne pas avoir commis d’erreur », poursuit la cheffe vétérinaire. Elle ajoute d’ailleurs pour preuve que les décisions de son service ne sont pas souvent l’objet de recours recevables et que ces mesures ne sont donc « ni inhumaines ni pinailleuses ».  Oui, elle reconnaît volontiers avoir du caractère, savoir faire preuve de rigueur mais aussi « d’égalité de traitement. Et c’est ce qu’il faut pour ce genre de fonction ».

Anne Ceppi réfléchit actuellement aux suites éventuelles à donner à cette affaire. Elle reste pour le moment en arrêt maladie sans savoir si elle retournera au travail. Mais elle est sûre de son fait : « Je suis certaine que si une procédure d’audit est ordonnée par le Gouvernement, celle-ci ne sera pas en mesure d’établir des faits qui prouvent ce qui m’est reproché ». /jpi


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