La politique résonnait dans les fanfares

Quand fanfares et politique jouaient à l’unisson. Benjamin Thiévent a analysé cette relation ...
La politique résonnait dans les fanfares

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Quand fanfares et politique jouaient à l’unisson. Benjamin Thiévent a analysé cette relation dans le cadre de son master en histoire à l’université de Neuchâtel. Il a reçu, il y a quelques jours, un prix de la part de la société d’histoire et d’archéologie du canton de Neuchâtel. Le citoyen d’Alle s’est principalement intéressé aux fanfares politisées d’Ajoie de la fin du 19è siècle à 1939. Par exemple, sur les 31 communes ajoulotes, onze d’entre elles avaient deux sociétés : celle des rouges et celle des noirs. En tant que musicien, Benjamin Thiévent s’est intéressé aux raisons de ce phénomène qui subsiste encore dans quelques villages. Ses recherches l’ont mené au 19è siècle. De nombreux ensembles ont été créés à l’époque du Kulturkampf, un mouvement qui prônait la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Quasi toutes les fanfares étaient alors politisées et étaient utilisées comme outil de propagande, notamment à travers les festivals. Dès 1922, chaque parti organisait sa propre manifestation pour ses sociétés de musique. Ces grands rassemblements faisaient office de réunion politique.

Benjamin Thiévent a travaillé également sur les marqueurs de ces sociétés, à savoir les bannières, l’uniforme et le nom. Retrouvez son interview ci-dessous (son uniquement disponible sur la version classique). /ncp

L'interview de Benjamin Thiévent

Thiévent Benjamin, Les fanfares ajoulotes : entre musique et politique. Etude sur les fanfares politisées d’Ajoie (Jura bernois) de la fin du XIXe siècle à 1939, Neuchâtel. Université de Neuchâtel, Institut d’Histoire, 2016.


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