Pas de conversion de peine pour le tueur de Brigitte Didier

La peine du meurtrier de Brigitte Didier ne sera pas modifiée. L’homme a été condamné à la ...
Pas de conversion de peine pour le tueur de Brigitte Didier

 Le condamné demandait une conversion de sa peine d'internement, article 64 du code pénal, en des mesures thérapeutiques stationnaires, article 59 du code pénal.

La peine du meurtrier de Brigitte Didier ne sera pas modifiée. L’homme a été condamné à la prison à vie avec mesure d'internement pour avoir violé et tué la jeune Tavannoise il y a 26 ans. Le corps poignardé de la victime avait été retrouvé sous le viaduc de la N16 à proximité de Bienne. Pour pouvoir bénéficier d’un meilleur encadrement psychiatrique, le condamné demandait une conversion de sa peine en mesures thérapeutiques stationnaires.

Mais les conditions ne sont pas remplies, a estimé mardi le Tribunal régional Jura Bernois – Seeland à Bienne. Pour pouvoir accorder ces mesures thérapeutiques, il faut qu’elles permettent de détourner le condamné de nouvelles infractions.

Amnésie problématique

Le problème c’est que le meurtrier de Brigitte Didier soutient n’avoir aucun souvenir du drame. Pour les juges, cette amnésie empêche les experts de diagnostiquer précisément sa maladie mentale. Et sans diagnostic, impossible de définir une thérapie appropriée.

La probabilité que l’état du condamné s’améliore de façon importante et rapide est donc faible. Le Seelandais de 49 ans devra continuer de purger sa peine à la prison de Thorberg. Mais les juges lui conseillent de suivre une thérapie pour lui permettre de retrouver la mémoire. Il doit tenter de se souvenir de Brigitte Didier mais aussi de son second meurtre. L’homme a abattu un rival de plusieurs coups de feu en 1997.

Si le condamné sort de ses amnésies, les juges n’excluent pas la possibilité de réexaminer son cas dans quelques années et de lui accorder alors des mesures thérapeutiques stationnaires. /mvr


Actualisé le

Actualités suivantes

Articles les plus lus