Un combat célébré aux Franches-Montagnes

Un anniversaire pour commémorer une lutte qui a marqué l’histoire de la région. Le 30 décembre ...
Un combat célébré aux Franches-Montagnes

GLM Le public qui a commémoré la fin de l'affaire de la place d'armes des Franches-Montagnes a entonné la Rauracienne lors de la cérémonie.

Un anniversaire pour commémorer une lutte qui a marqué l’histoire de la région. Le 30 décembre 1976, les communes de Lajoux, Les Genevez et Montfaucon rachetaient les terres sur lesquelles la Confédération projetait d’établir une place d’armes. Le 40ème anniversaire de cet événement a été honoré ce vendredi lors d’une commémoration officielle à la halle de gymnastique de Montfaucon. La manifestation s’est déroulée en présence d’environ 250 personnes. L’affaire dite de la place d’armes des Franches-Montagnes trouvait ainsi son épilogue et les terres en question sont gérées depuis lors par un syndicat intercommunal : le GLM. Le terrain qui était convoité par le Département militaire fédéral (DMF) est exploité aujourd’hui par quatre entreprises agricoles.

Des discours entre passé et avenir

Plusieurs orateurs ont pris la parole lors de la célébration officielle. La présidente du GLM, Laure Miserez Lovis, a évoqué l’attachement à la terre et à la préservation du paysage qui a marqué le combat contre la place d’armes. Les maires des trois communes – Jean-Claude Rossinelli pour Les Genevez, Raymond Jecker pour Lajoux et Giovanni Todeschini pour Montfaucon – ont salué, de leur côté, « le long combat, acharné et tenace » des militants contre la place d’armes qui a permis « d’éviter un sacrilège » ainsi que la volonté qui a été nécessaire pour parvenir au maintien des terres pour l’exploitation agricole.

Quant à Charles Juillard, il a évoqué, avec humour, la situation qui était la sienne en venant commémorer une lutte contre l’armée, lui qui occupe le grade de colonel. « C’est un paradoxe que je vis très bien », a déclaré le président du Gouvernement jurassien dans son discours. Charles Juillard a également souligné que l’affaire de la place d’armes avait « contribué à la création du canton du Jura ». Il a, par ailleurs, relevé que la commémoration de cet événement intervenait à quelques mois d’un nouvel épisode de la Question jurassienne : le vote de la ville de Moutier, le 18 juin 2017. Charles Juillard souhaite, ainsi, que « le même élan patriotique » se manifeste à cette occasion. « Moutier et le Jura ont rendez-vous avec l’Histoire », a affirmé le président du Gouvernement jurassien.

La Confédération était également représentée lors de la manifestation par le biais de la secrétaire générale du DDPS, le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports. Nathalie Falcone-Goumaz a apporté les salutations du conseiller fédéral, Guy Parmelin et a évoqué le conflit qui a opposé, jadis, le DMF aux militants contre la place d’armes. La secrétaire générale du DDPS  a mis en avant « le chemin de la négociation » qui a mené au rachat des terres, ce qui constituait « la meilleure des solutions pour l’époque ». Elle a, enfin, souligné que la situation de l’armée avait bien changé depuis les années 60 et 70. « Aujourd’hui, c’est l’armée qui cherche à vendre ses biens plutôt qu’à s’étendre », a encore indiqué Nathalie Falcone-Goumaz.

La partie officielle a été suivie d’une table ronde qui a réuni diverses personnalités impliquées directement ou indirectement dans l’affaire de la place d’armes. La journée s’est poursuivie par un repas puis par la présentation d’une affiche réalisée par Alain Stocker, le fils de Coghuf, qui a été dévoilée plus de 40 ans après celle dessinée par son père. /fco


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