Les partisans de la RIE III avancent leurs arguments

« Une réforme nécessaire et équilibrée ». Le comité jurassien « OUI à la réforme fiscale » ...
Les partisans de la RIE III avancent leurs arguments

Le comité Le comité jurassien « OUI à la réforme fiscale » est composé notamment du directeur de la Chambre de commerce et d'industrie du Jura, Jean-Frédéric Gerber, et de la conseillère aux Etats jurassienne PDC, Anne Seydoux-Christe.

« Une réforme nécessaire et équilibrée ». Le comité jurassien « OUI à la réforme fiscale » a présenté ses arguments en faveur de la RIE III jeudi matin. La réforme de l’imposition des entreprises est soumise au peuple suisse le 12 février et vise à supprimer les privilèges fiscaux de sociétés étrangères établies dans le pays avant 2019. Des compensations seront mises en place afin de garder l’attractivité fiscale du pays. Ce sont principalement ces « cadeaux fiscaux » qui font débat entre partisans et opposants.

Pour le comité d’action politique, composé de membres du PDC et du PLR ainsi que des milieux économiques de la région, « ne rien faire coûterait plus cher ». La conseillère aux Etats jurassienne, Anne Seydoux-Christe (par ailleurs co-présidente du comité avec le député au Parlement PLR Alain Schweingruber), rappelle que « la Suisse s’est engagée auprès de l’Union européenne et l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) à abolir les régimes fiscaux cantonaux. Des mesures de rétorsion internationales en cas de non le 12 février coûteraient très cher ». L’élue PDC estime encore que la loi permet aux entreprises qui vont voir leurs impôts augmenter, de rester malgré tout dans le pays grâce à des mesures compensatoires acceptées au niveau international.

Au-delà des entreprises étrangères, les PME vont également être touchées par la décision populaire, par « effet de ricochet ». Jennifer Comment, collaboratrice à la FER-Arcju (Fédération des Entreprises Romandes de l'Arc Jurassien) à Porrentruy explique que « les petites et moyennes entreprises sont souvent sous-traitantes de multinationales. Si ces dernières délocalisent, les commandes vont diminuer pour les PME et provoquer un manque à gagner pour les entreprises de la région ». /lbr


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