A travail égal, salaire égal

Plus qu’un adage, le principe d’égalité salariale est inscrit dans la Constitution fédérale ...
A travail égal, salaire égal

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Plus qu’un adage, le principe d’égalité salariale est inscrit dans la Constitution fédérale. Pourtant, en  2014, la différence de salaire entre femmes et hommes était encore de 19% dans le canton du Jura, un écart supérieur à la moyenne suisse qui se situe à 15%. Le Gouvernement jurassien s’est donc engagé à remédier au problème dans son programme de législature 2016-2020. En novembre dernier, la députée socialiste Mélanie Brulhart a voulu connaître le plan d’action de l’Etat. Pour cela, elle a adressé une question écrite à l’exécutif cantonal.

Un projet en étude

En réponse, le Gouvernement jurassien révèle qu’un projet, mené conjointement par le chef du Service de l’économie et de l’emploi et la délégué à l’égalité, est actuellement à l’étude. Les contours de sa mise en œuvre restent toutefois à définir. Le projet pourrait être lancé dès le deuxième semestre de 2017.

Des paroles aux actes

La réponse laisse Mélanie Brulhart sur sa faim. Elle rappelle que malgré diverses interventions déposées au Parlement ces dernières années, les effets ont été pratiquement nuls. « En treize ans, l’écart est passé de 20 à 19% ». Une baisse largement insatisfaisante. « J’attends que ce projet mette en place une politique volontariste de la part de l’Etat. Dire: « on soutient », c’est bien, mais j’attends plus ».

De la suite dans les idées

Des outils de contrôle existent déjà au niveau national. Le Bureau fédéral de l’égalité met à disposition un programme de vérification, appelé Logib. La député socialiste a d’ailleurs une idée bien précise de la façon dont il pourrait être employé. « On pourrait envisager la mise en place d’un label « salaire équitable ». Le canton et les communes pourraient donner l’exemple en se faisant certifier et on pourrait ensuite le proposer aux entreprises ». Cette solution permettrait à la population de savoir quelles entreprises respectent le principe d’égalité. Autre proposition de Mélanie Brülhart : Que le canton cesse de collaborer et d’accorder des marchés publics aux entreprises mauvais élèves.

Contactés, le chef du Service de l’économie et de l’emploi, Claude-Henri Schaller et la déléguée à l’égalité, Angela Fleury n’ont pas souhaité s’exprimer dans l’immédiat. Ils préfèrent attendre que la question écrite soit traitée mercredi prochain, lors de la prochaine séance du Parlement. /lhu


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