Le taux de chômage grimpe dans le Jura

Le taux de chômage a connu une hausse de deux dixièmes le mois dernier dans le canton du Jura ...
Le taux de chômage grimpe dans le Jura

Le chômage a augmenté le mois dernier dans le canton du Jura avec un taux à 5,3%

La recherche d'emploi Le taux de chômage a connu une hausse le mois dernier dans le Jura (photo: archives).

Le taux de chômage a connu une hausse de deux dixièmes le mois dernier dans le canton du Jura pour se situer à 5,3%. Le Service de l’économie et de l’emploi a recensé 2'613 personnes inscrites auprès de l’Office régional de placement. L’augmentation représente 65 chômeurs supplémentaires, essentiellement dans des branches à caractère saisonnier. Le taux de chômage se monte à 5,7% dans le district de Delémont, 5,2% dans celui de Porrentruy et 3,9% dans le district des Franches-Montagnes. La proportion de personnes sans emploi a également enregistré une augmentation de 0,2% au niveau national pour s’afficher à 3,7%.

 

Davantage de demandes de RHT

Le recours au chômage partiel tend, par ailleurs, à se renforcer dans le canton du Jura. Un peu plus de 90 employeurs ont fait une demande de réductions d’horaire de travail le mois dernier. Le nombre se montait à 60 un an plus tôt. Les autorisations de recours aux RHT ont donc connu une augmentation d’un tiers sur une année. Toutes les demandes ne débouchent pas forcément sur des réductions effectives d’horaires de travail. A titre d’exemple, 93 entreprises ont sollicité cette possibilité en novembre 2016 mais elle a été appliquée par seulement 50 d’entre elles.

Le recours aux RHT s’affiche, par ailleurs, à un niveau très inférieur par rapport à certaines années de crise. Nicolas Ackermann, collaborateur au Service de l’économie et de l’emploi, précise que « plus 200 entreprises s’étaient intéressées ou avaient activé la réduction d’horaires de travail ». Il souligne que le recours à cette mesure « donne des indications sur des difficultés rencontrées par les employeurs, en particulier un manque de visibilité des marchés sur le court terme ». Nicolas Ackermann relève, enfin, que les demandes de RHT montrent aussi « la réelle volonté des employeurs de maintenir les emplois et les compétences et qu’ils ont dans l’idée que le manque de travail n’est que temporaire ». /comm + fco


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