Pour plus de présence policière

Une interpellation déposée par les socialistes demande plus de présence policière en ville de Delémont

La police municipale Selon l'interpellation, les déprédations nocturnes sont toujours une réalité.

Le parti socialiste a déposé une interpellation fin janvier lors de la dernière séance du Conseil de ville de Delémont. Le texte est signé Diego Tomaselli. L’élu delémontain socialiste demande s’il y a encore une présence policière en ville.

Selon Diego Tomaselli, « il manque de la visibilité et de l’autorité au sein de la vieille ville en particulier, mais aussi aux abords de la gare de Delémont ». Un manque d’ordre qui favoriserait les actes d’incivilité. « Il y a bon nombre de déprédations, c’est pour cette raison que nous tenions à poser cette interpellation. Notre but n’est pas de flinguer la police, mais de lancer le débat afin que les autorités commencent à agir », précise-il.

 

Un processus en cours

Le maire de Delémont, Damien Chappuis, a quant à lui promis une police de proximité. Son rôle exact reste encore à préciser ces prochains mois. « L’engagement d’un nouveau commissaire pour la police communale va en ce sens. Il a démontré une envie claire de définir les rôles d’une police de proximité », réagit Damien Chappuis.

Cette réorganisation intervient à la suite de l’acceptation d’une nouvelle ordonnance en matière de collaboration entre polices cantonale et communale. Le document confie davantage de compétences aux agents municipaux. Il entrera en vigueur le 1er mars.

 

Des écoliers dans les pubs

Diego Tomaselli constate encore la présence de mineurs dans les établissements publics. L’élu communal précise qu’il ne mentionne pas les jeunes mineurs, mais bien ceux qui sont encore en âge de scolarité obligatoire. Sur ce point, il pose également la question des contrôles de police.

Au niveau national, chaque année, la Régie fédérale des alcools réalise près de 8'000 achats tests afin de contrôler la vente d’alcool aux mineurs. Toutefois, aucun chiffre n’est connu pour le canton du Jura. Contactée, la Régie précise que 23 achats test ont été effectués dans le canton. Seulement, ce chiffre étant trop faible pour être exhaustif, aucun résultat n’a été divulgué.

Quant au Service de la santé publique du Jura, il n’est pas en mesure de donner des précisions quant à l’état de la situation. Nicolas Pétremand, le chef du service, a précisé que le canton ne participait pas à ces tests. Dans le futur cependant, un engagement pourrait être à l’ordre du jour. En attendant, aucun chiffre n’est à disposition afin de clarifier ce point. /jor


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