30 jours amende à 90 francs avec sursis pendant trois ans. C’est la sanction dictée vendredi matin par le tribunal de première instance de Porrentruy à l’encontre d’un homme. Il a été reconnu coupable de voies de fait, menaces et contraintes. Il a notamment violenté son amie et la fille de cette dernière entre 2011 et 2016 en Ajoie. L’audience s’est déroulée sans avocat.
« Avant tout, il doit se soigner et prendre des contacts en ce sens dans le meilleur délai». Ce sont les propos de Pascal Chappuis au sujet de l’accusé. Un prévenu dépendant en particulier à l’alcool mais aussi à certains stupéfiants au moment des faits. Dans son jugement, le magistrat a par ailleurs souligné que le Jura comptait assez d’institution pour être pris en charge.
Du côté des plaignantes, une des deux a maintenu sa plainte. « Je ne fais pas ça pour le descendre mais ses actes resteront gravés en moi », a-t-elle affirmé. Sa maman a, elle, retiré les deux plaintes contre son ancien ami. « Ce que je désire, c’est qu’il prenne conscience qu’il a ruiné une partie de sa vie », selon ses déclarations.
Plus tôt dans la matinée, l’accusé – en larme à plusieurs reprises – a dit que « ça n’aurait pas dû arriver. « Je m’en veux, je n’ai aucune excuse. J’ai tout perdu. Je vous demande pardon », a-t-il encore annoncé.
A noter que le juge Pascal Chappuis a accepté de suspendre la procédure de six mois, en ce qui concerne des infractions automatiquement poursuivies. Donc, s’il n’y a pas de nouvelles plaintes déposées contre l'accusé dans ce délai, l’affaire sera enterrée. /bbo









