Des bisbilles autour de la Coupe Crédit Suisse

Les enseignants de l’école primaire de Bassecourt ont envoyé un courrier aux parents de leurs ...
Des bisbilles autour de la Coupe Crédit Suisse

Les enseignants de l'école primaire de Bassecourt ont décidé de ne pas prendre part au tournoi scolaire de football cette année. Pour ne pas prétériter les élèves, un compromis a été trouvé avec l'Office cantonal des sports

ballon de football photo: archives

Les enseignants de l’école primaire de Bassecourt ont envoyé un courrier aux parents de leurs élèves lundi leur indiquant qu’ils ne participeront pas au tournoi scolaire de football facultatif cette année. « Nous serons personnellement absents à cette manifestation ». La lettre est signée par les sept enseignants de l’établissement vadais. En cause notamment, la directive du département de la formation, la culture et des sports qui stipule que « chaque équipe doit être accompagnée par un enseignant et ce du départ de la localité au lieu de la manifestation et retour ». Les signataires du courrier auraient souhaité, comme cela est possible pour les degrés 10 et 11 Harmos, que l’enseignant puisse être remplacé par exemple par un parent d’élève.

 

Directive caduque

Selon le chef du service cantonal des sports, Vincent Pilloud, cette directive - qui date de 1995 – est caduque. Elle a été remplacée au début des années 2000 par une adaptation qui stipule qu’un enseignant par école et par site suffit et que donc les équipes peuvent être accompagnées par un parent. Une adaptation jugée encore trop contraignante par les enseignants qui ont donc tout simplement décidé de ne pas prendre part au tournoi cette année. Cette affaire est aussi la goutte d’eau qui fait déborder le vase, selon les enseignants de l’école primaire de Bassecourt. Ils ressentent un ras-le-bol général et estiment manquer de soutien et de reconnaissance dans leur profession.

 

Des réactions en masse

Les réactions n’ont pas tardé et ont été nombreuses et vives. Les élèves tout d’abord. Certains ont été très déçus de se voir exclus du tournoi scolaire à cause d’une décision de leurs enseignants. Les parents ensuite. Certains constructifs ont tenté de trouver des solutions. D’autres beaucoup plus critiques, n’ont pas mâché leurs mots, à l’image des commentaires que l’on peut trouver sur une page Facebook créée pour l’occasion.

 

Un compromis pour ne pas prétériter les élèves

Au regard de l’ampleur prise par la situation, un compromis « à titre exceptionnel », selon les dires de Vincent Pilloud, a été trouvé : « la présence d’un enseignant du cercle scolaire de Haute-Sorne par site sera suffisante, au lieu d’un enseignant par école ». Ainsi, les élèves de Bassecourt pourront par exemple être surveillés par un enseignant de Glovelier ou Courfaivre. « Nous avons décidé de faire un pas de plus pour que les élèves ne soient pas prétérités », a déclaré le chef du service des sports. Et d’ajouter que la directive à ce sujet sera prochainement mise à jour afin d’éviter ce genre d’exceptions. /afa


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