Une pédopsychiatrie unique pour l’Arc jurassien

Améliorer la prise en charge des enfants adolescents souffrants de troubles psychiatriques ...
Une pédopsychiatrie unique pour l’Arc jurassien

Les cantons du Jura, de Berne et de Neuchâtel ont signé une déclaration d'intention pour mettre en place une structure commune dans le domaine de la pédopsychiatrie

(ldd) Les troubles psychiatriques peuvent se déclarer dans l'enfance ou à l'adolescence déjà, et une prise en charge rapide permet de mieux les soigner. (Photo: ldd)

Améliorer la prise en charge des enfants adolescents souffrants de troubles psychiatriques. C’est la volonté des cantons du Jura, de Berne et de Neuchâtel. Les responsables de la santé publique des trois cantons ont signé une déclaration d’intention dans le domaine de la pédopsychiatrie. L’unité d’hospitalisation pour adolescents ouverte en 2003 par Berne et le Jura à Moutier est à la base de cette réflexion. L’objectif est de poursuivre et d’étendre à trois la collaboration approfondie depuis des années entre les cantons du Jura et de Berne autour de l’Unité d’hospitalisation pour adolescents sise à Moutier.

 

Renfort médical neuchâtelois

« La situation médicale de l’UHPA était devenue fragile car il n’y avait plus qu’un seul médecin », indique Nicolas Pétremand, le chef du service de la santé publique et directeur du Centre médico-psychologique du canton du Jura. La première étape de cette coopération est donc une supervision médicale de l’UHPA par la direction médicale du Centre neuchâtelois de psychiatrie (CNP) depuis le 1er janvier 2017.

 

Manque de lits à Moutier

« Il y a actuellement sept lits à Moutier et cela n’est pas suffisant pour notre bassin de population », explique Nicolas Pétremand, le chef du service de la santé publique et directeur du Centre médico-psychologique du canton du Jura. « C’est très clairement un objectif d’augmenter le nombre de lits à l’UHPA à Moutier. Il y a une quinzaine de lits sur le site de Préfargier à Neuchâtel qui est aussi à flux tendu, donc en augmentant sensiblement le bassin de population, nous devrions réussir à ajouter des lits pour les adolescents », précise Nicolas Pétremand.

A terme, le but est de réunir l’ensemble de la pédopsychiatrie des trois cantons sous une seule direction médico-soignante. Un rapport sera soumis aux trois directeurs cantonaux de la santé publique à l’automne 2017 en vue d’un déploiement potentiel par étapes dès 2018. /afa


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