La forêt jurassienne se porte plutôt bien

Un portrait de la forêt jurassienne a été dressé. L’Office de l’environnement du canton du ...
La forêt jurassienne se porte plutôt bien

Les produits et les prestations attendus par la société sont respectés

 Mélanie Oriet, responsable du Domaine Forêts et Dangers naturels et Patrice Eschmann, chef de l'Office de l'environnement ont présenté le rapport sur la gestion durable des forêts dans le canton du Jura.

Un portrait de la forêt jurassienne a été dressé. L’Office de l’environnement du canton du Jura a publié un rapport mardi sur la base de 36 indicateurs fédéraux et cantonaux pour évaluer la durabilité de tous les bois du territoire. La forêt jurassienne fournit les produits et les prestations attendues par la société mais certains facteurs la rendent fragile et des transformations sont prévues.

« Tout n’est pas rose mais tout n’est pas catastrophique non plus », selon Patrice Eschmann. Le chef de l’Office de l’environnement du canton du Jura a notamment expliqué qu’il y a trop de volume de bois sur pied dans la forêt jurassienne, donc pas assez de sortie. Du coup, ce constat est positif pour le stockage du gaz carbonique ; le CO2 étant important pour se défendre contre le changement climatique. Mais ce trop-plein a aussi ses aspects négatifs : forêt sombre alors que la lumière est essentielle pour la biodiversité, qualité du bois moins bonne ce qui engendre une dévalorisation économique, entre autres. Le résultat de ce rapport confirme aussi les objectifs du plan directeur cantonal des forêts (PDCF) mis en place en 2013. « La politique qui a été définie par le Parlement jurassien est encore et toujours pleinement d’actualité », explique Patrice Eschmann.

 

Deux essences en délicatesse

L’avenir de la forêt jurassienne se profile plutôt positivement. Mais d’importantes transformations se feront dans les prochaines années. Le réchauffement climatique et de nouvelles maladies sont attendus, ce qui va immanquablement changer le visage des bois sur l’ensemble du canton. « Il y a deux cents ans, la forêt jurassienne n’était pas comme aujourd’hui et elle va évidemment encore évoluer dans les prochaines décennies », avoue encore le chef de l’Office de l’environnement du canton du Jura qui n’a pas manqué d’avertir que le futur du frêne et de l’épicéa n’est pas radieux. Le premier nommé souffre d’une maladie importée de l’autre bout du monde et pour laquelle il n’y a aujourd’hui pas de solution. Quant à l’épicéa, il souffre particulièrement du réchauffement climatique. /jeb


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