La STEP de Soubey fait avec les moyens du bord

Dans son étude sur la santé des eaux du Doubs réalisée entre 2014 et 2017, Pro Natura, WWF et la Fédération suisse des pêcheurs montrent du doigt notamment les petites stations d’épuration

Jean-Marie Houlmann Jean-Marie Houlmann sur le bassin de décantation de la station d'épuration de Soubey, au bord du Doubs.

Les trois organisations non gouvernementales (ONG) Pro Natura, WWF et la Fédération suisse de pêche ont tiré la sonnette d’alarme. Selon le rapport rendu fin mars, le Doubs est encore plus pollué que ce que les analyses officielles laissent croire. C’est une nouvelle technique de mesure par échantillonnage qui a permis de dresser ce bilan.

 

Soubey souillé

« À certains endroits, les effluents industriels et urbains sont particulièrement marqués. C’est le cas à Soubey, où la qualité de l’eau est très affectée par plusieurs petites STEP », ont communiqué les associations.

Sur place, Jean-Marie Houlmann responsable de la STEP n’accepte pas de porter le chapeau pour autant. « Pour une petite station comme celle de Soubey, n’ayant aucune industrie, je vois mal comment il serait possible de trouver beaucoup de micropolluants ».

Le village de Soubey compte 140 habitants. Sur ce total, 70 personnes sont connectées au réseau de traitement des eaux usées. Le reste des habitants fonctionne avec une fosse. Elle est ensuite vidée par les agriculteurs, et le contenu termine dans leur fosse à purin. Un mélange qui est finalement utilisé afin de fertiliser les sols.

 

Plus de performance ?

« LA STEP a 21 ans d’existence. Si on nous donne la possibilité d’avoir un système plus performant pour limiter ces micropolluants, je pense bien que nous serons obligés de nous y soumettre », conclut Jean-Marie Houlmann.

C’est d’ailleurs ce que revendiquent les ONG. Les autorités sont invitées à agir. L’ouverture d’un volet «petites STEP» afin de limiter les polluants rejetés est demandée. /jore


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