Plus de 4'000 batraciens capturés à Courtedoux

Un crapauduc provisoire qui a largement rempli sa mission. À la sortie de Courtedoux sous le ...
Plus de 4'000 batraciens capturés à Courtedoux

Crapauds, grenouilles et tritons ont traversé la route en toute sécurité à la sortie de Courtedoux en-dessous du viaduc de l’A16

Crapauduc Le crapauduc entre Courtedoux et Chevenez long l'étang de rétention sous le viaduc de l'A16.

Un crapauduc provisoire qui a largement rempli sa mission. À la sortie de Courtedoux sous le viaduc de l’A16, des bâches sont installées depuis mi-février des deux côtés de la route. L’objectif est de piéger les batraciens qui traversent la chaussée, attirés certainement par l’étang de rétention situé dans le secteur. La migration devrait prendre fin ces prochains jours. L’année dernière, de nombreux amphibiens avaient été écrasés par les voitures. Le bureau mandaté pour relever les pièges, Biotec, a récupéré plus de 4'000 crapauds, grenouilles et tritons. C’est quatre fois plus qu’estimé. Le relevé a permis d’identifier la présence d’une importante colonie de crapauds communs, ainsi que de tritons alpestres. De manières moins importantes, quelques grenouilles rousses et des tritons lobés ont été pris dans les seaux du crapauducs. Mardi matin, pour la première fois, un triton crêté a été retrouvé dans un des pièges. Une belle surprise, selon Gilles Bütikofer, le responsable du relevé chez Biotec. C’est une espèce rare qui est notamment présente dans l’étang Corbat à Porrentruy. L’ingénieur imagine que peut-être les batraciens voyagent d’un site à l’autre. D’où la nécessité de rendre ces trajets perméables en installant des crapauducs pour éviter de traverser des axes routiers.

 

Des flux surprenants

Le bureau Biotec doit désormais analyser les relevés quotidiens afin de comprendre les migrations des batraciens dans le secteur. Les scientifiques imaginaient que les crapauds et autres tritons se rendaient du sud au nord pour se reproduire dans le plan d’eau. Mais rapidement, ils ont constaté que des individus traversaient également du sud au nord en direction du Creugenat. Gilles Bütikofer imaginent plusieurs hypothèses pour expliquer ce phénomène. Soit les batraciens ont aussi un lieu de reproduction au sud de la route, mais aucun point d’eau n’est permanent de ce côté-là, soit les animaux ont des déplacements plus aléatoires avant de se rendre dans l’étang de rétention. Au vu du nombre de batraciens pris au piège, un crapauduc permanent pourrait être installé. Mais c’est à la Confédération de prendre en charge cette infrastructure puisque la présence d’individus est certainement en lien avec la création de l’étang de sécurité de l’A16.

 

Ils nous attendaient avec impatience

Le jour du reportage, mardi matin, 55 batraciens ont été récupérés dans les seaux du crapauduc provisoire. Gilles Bütikofer les a fait traverser la route. Le reportage de Nancy Chapuis. /ncp

Crapauds communs Un couple de crapauds communs. Photo: Biotec.

triton alpestre Un triton alpestre mâle. Photo: Biotec.


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