Condamnée pour l’état de sa boulangerie

La gérante d’une boulangerie jurassienne a écopé de 90 jours-amende avec sursis, pour diverses ...
Condamnée pour l’état de sa boulangerie

La patronne d’un établissement jurassien a été condamnée à 90 jours-amende avec sursis pendant 2 ans par le Tribunal de première instance de Porrentruy, pour des infractions à la loi sur les denrées alimentaires

L'audience s'est tenue au Tribunal de première instance de Porrentruy, vendredi matin. (Photo: archives) L'audience s'est tenue au Tribunal de première instance de Porrentruy, vendredi matin. (Photo: archives)

La gérante d’une boulangerie jurassienne a écopé de 90 jours-amende avec sursis pendant 2 ans, pour diverses infractions. La juge du Tribunal de première instance de Porrentruy a reconnu vendredi matin que l’accusée avait violé la loi fédérale sur les denrées alimentaires, ainsi qu’empêché un acte officiel. Elle avait tenté de faire partir les inspecteurs au cours d'un contrôle, en mars de l'année dernière.

Faute relativement grave

L’avocat de la défense a déclaré que les infractions commises n’étaient pas si graves. Il a affirmé que le Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) a cherché la petite bête. Ces arguments n’ont pas fait mouche auprès de la juge. Elle a insisté sur la gravité des infractions commises par la prévenue. Des traces de moisissure ont été trouvées au sein de l’établissement. La santé des clients de la boulangerie aurait pu être mise en danger, et ce pour des motifs égoïstes selon elle. Car la patronne a transgressé l’interdiction prononcée par le SCAV, en continuant de vendre ses préparations.

Le mari de l’accusée a réagi à cette accusation. «On ne pouvait pas dire aux clients qu’on ne produisait plus», a-t-il lancé, avant de préciser que lui et sa femme avaient des factures à payer.

Acharnement ?

La prévenue, son mari ainsi que l’avocat ont tous dénoncé «le harcèlement et l’acharnement » du SCAV. Pour eux, les inspecteurs ont contrôlé bien trop souvent, sans avertir au préalable, et n’ont pas expliqué aux propriétaires ce qui n’allait pas.

Les contrôleurs se sont justifiés à ce sujet. Ils ont expliqué qu’il s’agissait de la procédure standard. Par ailleurs, s’ils sont venus une quinzaine de fois en 7 ans, c’est parce que plusieurs infractions ont été constatées et devaient être corrigées dans de brefs délais, et ce pour la santé des consommateurs.

Etablissement remis

Depuis quelques mois, l'ex-patronne n'est plus à la tête de son établissement. Elle l'a remis à une autre boulangerie. /rga


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