Un concept mais pas encore de lieu d’accueil

Les modalités encadrant l’accueil des gens du voyage étrangers dans le Jura sont connues mais ...
Un concept mais pas encore de lieu d’accueil

Le Gouvernement jurassien a présenté mercredi les principes qui seront appliqués pour gérer la future aire d’accueil des gens du voyage étrangers, le lieu n’est toutefois pas encore connu

Gens du voyages étrangers Photo : archives

Les modalités encadrant l’accueil des gens du voyage étrangers dans le Jura sont connues mais pas encore le lieu. Le Gouvernement a présenté mercredi les principes qui seront appliqués dans la gestion du futur site. La démarche est le fruit d’une réflexion menée avec l’Association jurassienne des communes. L’AJC doit toutefois encore valider le concept mercredi soir lors de son assemblée. L’objectif est de garantir la sécurité sanitaire et publique des gens du voyage mais aussi de gérer le site de manière efficiente. Les autorités jurassiennes se sont inspirées des recommandations de la Conférence latine des chefs de département de justice et police.

 

Un encadrement par la police

Concrètement, il est prévu que la police cantonale jurassienne encadre l’arrivée et le départ des caravanes sur le site. Les forces de l’ordre réaliseront également des rondes régulières durant les sept jours maximum que pourra durer le séjour. L’aire d’accueil sera dimensionnée pour accueillir une trentaine de caravanes. Elle sera équipée des commodités nécessaires, telles que WC, douches ou encore bennes à ordure. Une taxe de stationnement de 20 francs par jour et une caution de 200 francs par véhicule sont également annoncées. Le concept prévoit encore que les gens de voyage annoncent leur arrivée à la police en appelant un numéro de téléphone. 

 

Encore de la patience pour le lieu    

S’agissant du lieu d’implantation de la future aire d’accueil, le ministre en charge du dossier, David Eray, indique que plusieurs sites sont actuellement étudiés. Aucune décision n’a toutefois été prise pour l’instant. Le Gouvernement devrait communiquer d’ici cet été sur la question. Le Parlement devra ensuite se prononcer puisque la modification du plan directeur nécessaire à la création de l’aire d’accueil est de sa compétence. David Eray espère qu’un partenariat soit mis en place avec la commune retenue. « En cas d’oppositions, il faudra renforcer le dialogue et convaincre les gens que cette solution est la meilleure puisque sans solution, nous aurons des campements sauvages qui reviendront avec tous les problèmes que nous avons connus jusqu’à présent », conclut le ministre de l’environnement.

Le canton du Jura ne dispose plus d’une telle infrastructure depuis la fermeture de l’aire provisoire de Bassecourt en 2014. Le site est, en effet, devenu une aire de repos de l’autoroute A16. /comm+alr  


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