La neige et le gel font des dégâts

Distillateurs, apiculteurs, agriculteurs et vignerons payent les intempéries de ces derniers ...
La neige et le gel font des dégâts

Distillateurs, apiculteurs, agriculteurs et vignerons payent les intempéries de ces derniers jours

Des arbres fruitiers se sont brisés sous le poids de la neige. Des arbres fruitiers se sont brisés sous le poids de la neige.

De la neige fin avril et des arbres blancs à perte de vue. Un paysage digne d’une carte postale au cœur de l’hiver mais une catastrophe pour les producteurs de fruits. Leurs récoltes se retrouvent sous la neige et gelées. Certains comme Frédéric Schneider, distillateur à Cornol, se sont levés très tôt ce matin pour tenter de limiter les dégâts. Les producteurs de fruits recommandent en effet de faire tomber la neige des branches des arbres afin d'éviter qu’elles ne se brisent. Dans les vergers de Courgenay, certains arbres couchés sur le sol ont déjà cédé sous le poids de la neige.

Reportage dans les vergers enneigés de Frédéric Schneider à Courgenay

99% de la récolte 2017 est fichue

Les fruits, eux, sont déjà gelés et la récolte 2017 est quasiment intégralement perdue. « 99% de la récolte est fichue », affirme Frédéric Schneider. Du côté de la station d’arboriculture de la Fondation Rurale Interjurassienne, on dit avoir perdu « toutes les prunes, toutes les cerises et une grande majorité des pommes » suite au gel de la semaine dernière. En attendant, les eaux de vie vont se faire rares. Les deux dernières années avaient déjà donné lieu à de petites récoltes, 2017 ne donnera rien et les producteurs arrivent déjà à la fin des stocks des années fastes. /jpi

Apiculteurs, agriculteurs et vignerons également touchés

Si les bouteilles d'eau de vie estampillées « 2017 » seront très rares, il en sera de même pour le miel de fleur car les apiculteurs subissent aussi les intempéries. Pas de risque direct pour les abeilles qui savent s’adapter aux températures froides, en revanche les fleurs sont gelées. Les abeilles n’auront rien à butiner et ne pourront donc pas produire de miel de fleurs. Les apiculteurs devront même probablement les nourrir pour qu’elles aient quelque-chose à manger. Ils espérent encore un bel été susceptible d'apporter une récolte satisfaisante de miel de forêt et de ronces.

Heureusement, on tire un peu moins la sonnette d’alarme du côté des agriculteurs. Quelques tiges de colza ont cassé sous le poids de la neige mais aucun dégât de grande ampleur n'a été constaté. Les céréales ne sont pour le moment pas menacés, sauf si le gel venait à refaire son apparition. Dans ce cas, les épis et le grain seraient perdus. Enfin, dans les vignobles à Vermes ou Soyhières, les bourgeons primaires sont perdus suite aux températures négatives de la semaine passée. Sur certains cépages, les deuxièmes bourgeons donnent des fleurs et peuvent encore être sauvés. Mais il est encore un peu tôt pour les vignerons d'évaluer précisément les dégâts. /jpi


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