Quatorze personnalités des milieux politiques et associatifs militent pour le « oui » le 21 mai
Les partisans du « oui » à la stratégie énergétique 2050 sortent du bois dans le canton du Jura. Un comité jurassien rassemblant quatorze personnalités politiques et associatives s’est constitué pour défendre l’objet soumis au peuple suisse le 21 mai prochain. Il milite pour davantage d’énergies indigènes et renouvelables et davantage d’efficacité. Le comité estime également que la stratégie est bonne pour l’environnement, le climat et le porte-monnaie.
« Il faut mobiliser, expliquer et essayer de limiter les craintes. Quelque part, on n’a pas le choix de voter « oui ». Le Conseil fédéral a décidé de sortir du nucléaire après Fukushima, donc il faut s’atteler à trouver les alternatives. Cette stratégie 2050 permet justement de développer les énergies renouvelables et de favoriser les économies d’énergie pour pouvoir assurer cette transition. L’autre élément important, c’est réussir progressivement de diminuer notre consommation d’énergies fossiles, qui nous coûtent cher. Enfin, cette stratégie est importante pour sortir la Suisse des craintes liées au réchauffement climatique. On a signé les accords de Paris et on doit donc réduire notre émission de gaz à effet de serre », explique le conseiller national socialiste Pierre-Alain Fridez, co-président du comité jurassien.
« Les droits de recours sont maintenus »
Dans le Jura, les projets d’installations d’éoliennes et de centrales de géothermie profonde se heurtent à des oppositions farouches. Comment convaincre la population du bien-fondé de cette stratégie énergétique 2050 ? « Ce que nous proposons, c’est une stratégie, une ligne, à l’horizon 2050. Les éoliennes et la géothermie, ce sont des éléments de ce mix énergétique. Mais ceux qui sont maintenant en tête, c’est le solaire, le photovoltaïque et la biomasse. C’est vrai que l’éolien pose question. Il y a eu de mauvais exemples dans le Jura, notamment à St-Brais. Ce qui est proposé, c’est de maintenir le droit des associations et des gens, donc les droits de recours. Tout doit se faire en concertation et en accord avec la population. En votant « oui » le 21 mai, les gens ne remettront pas en question leurs droits. Ce n’est pas avec le « oui » que l’on va s’empêcher de s’opposer à des projets qui nous paraissent inadéquats et dangereux », explique encore Pierre-Alain Fridez.
La composition du comité
Le comité jurassien pour la stratégie énergétique 2050 est composé d’Anne Seydoux (conseillère aux Etats PDC), Pierre-Alain Fridez (conseiller national PS), Géraldine Beuchat (députée PCSI), Philippe Siraut (président du PEV), Gabriel Voirol (conseiller municipal PLR de Porrentruy), Thierry Cortat (secrétaire du CS-POP), Jean-Marc Comment (porte-parole des Verts), Philippe Riat (secrétaire de l’association jurassienne « Non au nucléaire »), Pierluigi Fedele (secrétaire régional du syndicat UNIA), Jean-Arsène Jossen (secrétaire politique de l’ATE Jura), Michel Darbellay (directeur de la Chambre jurassienne d’agriculture), Marie-Claire Comment (Les Grands-Parents pour le climat), Jacques Villars (président de Pro Nature Jura) et Marie-Anne Etter (secrétaire régionale du WWF Jura). Il est co-présidé par Anne Seydoux et Pierre-Alain Fridez. /rch









