Un comité jurassien contre la stratégie énergétique

La loi fédérale sur l’énergie ne fait pas l’unanimité dans le canton du Jura. Un comité jurassien ...
Un comité jurassien contre la stratégie énergétique

La loi sur l’énergie soumise en votation fédérale le 21 mai prochain est combattue par un comité jurassien d’opposants

électricité Un comité jurassien se bat contre la stratégie énergétique 2050 (photo: archives).

La loi fédérale sur l’énergie ne fait pas l’unanimité dans le canton du Jura. Un comité jurassien d’opposants à la stratégie énergétique 2050 du Conseil fédéral s’est formé dans la perspective de la votation du 21 mai. La nouvelle loi prévoit une sortie programmée du nucléaire, le développement des énergies renouvelables et des économies d’énergie. Le comité jurassien qui combat le texte a présenté ses arguments vendredi en fin d’après-midi. Il est formé d’une vingtaine de membres dont des politiciens de l’UDC et quelques élus PLR et PDC.

Le comité d’opposants ne mâche pas ses mots à l’égard de la stratégie énergétique 2050. Il la juge utopique, ruineuse et dangereuse. Il affirme que la loi entraînera « des coûts de quelque 200 milliards de francs pour les 30 années à venir, soit une hausse de charges et impôts annuels de 3'200 francs pour un ménage de quatre personnes ». Les opposants estiment que la stratégie énergétique 2050 va « imposer des restrictions massives en termes de liberté et de confort » pour les consommateurs et que l’économie va également souffrir de ces coûts avec « des pertes d’emploi et une baisse de la prospérité » à la clef.

Le comité dénonce, par ailleurs, la volonté de l’Etat de « réduire presque de moitié sa consommation d’énergie durant les 18 ans à venir ». Pour les opposants, cet aspect va « exiger des mesures drastiques » et forcera la population à « acheter des chauffages, installations et équipements onéreux ». Selon eux, les déplacements en voiture « renchériront également ».

Autres arguments développés par le comité : « la mise en danger de la sécurité de l’approvisionnement » en énergie et une « destruction des paysages », alors que « les éoliennes et les installations photovoltaïques n’apportent qu’une faible contribution à l’approvisionnement électrique ». /comm + fco


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