Deux prévenus accusés d’avoir dérobé près de 67'000 francs en deux jours

18 et 24 mois de prison ferme ont été requis contre deux hommes dans une affaire de cambriolages ...
Deux prévenus accusés d’avoir dérobé près de 67'000 francs en deux jours

18 et 24 mois de prison ferme ont été requis contre deux hommes dans une affaire de cambriolages en série et de gros butin jugée ce lundi par le Tribunal pénal de Porrentruy

Le Château de Porrentruy où siège le tribunal. Le Château de Porrentruy où siège le tribunal.

Ce sont près de 67'000 francs qui ont été dérobés en deux jours seulement à Porrentruy et Courgenay les 21 et 22 novembre 2016. Le butin s’élève même à 72'000 francs si l’on y inclut trois autres vols commis dans le canton de Berne quelques jours plus tôt et figurant à l’acte d’accusation. Sur le banc des accusés, deux cousins ressortissants géorgiens accusés notamment de quatre vols différents sur le sol jurassien. Selon l’enquête, les deux prévenus auraient touché le gros lot dans une résidence de Porrentruy où ils auraient fait main basse sur 55'000 francs de bijoux.

 

Les prévenus refusent de collaborer

« Ils m’ont dépouillée de tous mes souvenirs », se désole la victime, présente au procès. Parmi ses bijoux disparus figuraient des cadeaux d’anniversaire de mariage offerts par son mari, des pièces rares et précieuses de son pays d’origine ainsi que son alliance. « Je demande à ces hommes où sont mes bijoux, qu’en ont-ils fait ? », fait-elle savoir en évoquant son préjudice moral. Mais les deux hommes, stoïques et tête basse, n’ont « rien à déclarer ». Face aux nombreuses questions de la juge Emilie Lüthi, ils se murent dans leur silence et refusent de collaborer.

 

Traces de semelles, ADN et colis compromettants

Pourtant, l’enquête est loin de se montrer muette sur les agissements reprochés. Sur les lieux des infractions ont été relevées des traces de semelles identiques aux chaussures portées par les deux prévenus lors de leur arrestation à Delémont. Une trace ADN est aussi prélevée dans une maison cambriolée du canton de Berne. Mais, surtout, des bijoux volés sont retrouvés dans un colis envoyé par l’un des deux prévenus à un contact en France. Une preuve accablante selon le procureur Nicolas Theurillat qui évoque aussi des outils cachés dans des chaussettes et dans le tableau de bord d’une voiture. « Drôle de pratique lorsque l’on n'a rien à se reprocher », ironise alors le représentant du ministère public. Il requiert un an et demi et deux ans de prison ferme à l’encontre des deux ressortissants étrangers pour vol en bande et par métier, ainsi que leur exclusion du territoire suisse durant 10 ans.

L’audience a par ailleurs été émaillée par différents soucis de procédure pointés du doigt par les avocats de la défense. Des pièces importantes ont été transmises aux parties cinq jours seulement avant la tenue du procès alors que le ministère public les détenait depuis le 20 mars. La défense refuse par conséquent de reconnaître les éléments de preuve contenus dans ces 90 pages provenant de la police française. Le jugement sera rendu dans le courant de l’après-midi. /jpi


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