Prison ferme pour deux cambrioleurs ayant sévi dans le Jura

Deux ressortissants géorgiens ont été condamnés respectivement à 12 et 18 mois de prison ferme ...
Prison ferme pour deux cambrioleurs ayant sévi dans le Jura

Deux ressortissants géorgiens ont été condamnés respectivement à 12 et 18 mois de prison ferme et seront expulsés du territoire Suisse durant 10 ans

Tribunal Porrentruy

Le tribunal a pourtant écarté tous les éléments de preuve fournis par la police française, à savoir des pièces communiquées trop tardivement aux différentes parties. Malgré cela la juge a estimé les autres éléments suffisants pour prononcer des peines de prison ferme : respectivement 12 et 18 mois de détention pour deux ressortissants géorgiens, assorti d’une expulsion du territoire Suisse pour une période de 10 ans. La juge pénale a retenu à leur encontre la qualification de vol en bande et par métier pour quatre cambriolages commis dans le Jura en novembre 2016. Le prévenu qui écope de la plus lourde peine est également impliqué dans trois vols sur le sol bernois où sa trace ADN a d’ailleurs été retrouvée dans l’une des maisons visitées.

 

72'000 francs raflés en 4 jours : « des professionnels » 

Mais ce qui a confondu les deux individus, ce sont surtout ces traces de semelles retrouvées dans les maisons cambriolées de Porrentruy et Courgenay. Des traces et des pointures qui correspondent aux chaussures portées par les deux prévenus lors de leur arrestation. « Des professionnels » selon la juge, en témoigne l’attirail du parfait petit cambrioleur retrouvé caché dans leur voiture, des faux passeports grecs et un mode opératoire bien rôdé. Les malfaiteurs pénétraient à chaque fois dans les habitations par les portes-fenêtres puis visitaient plusieurs pièces à la recherche de bijoux. Cette activité constituait d’ailleurs leur métier selon la magistrate. Sans profession, ils ont raflé en quatre jours plus de 72’000 francs, dont 67'000 à Courgenay et Porrentruy. Mais la peine est disproportionnée selon les avocats qui ont immédiatement fait appel de cette décision. Me Allimann, l'un des avocats de la défense, estime notamment que les traces de semelles ne constituent pas une preuve suffisante. « Il s'agit de paires de chaussures de marque Asics, couramment portées par la population. N'importe qui aurait donc pu porter de telles chaussures. Or le doute doit profiter à l'accusé », justifie l'avocat delémontain.

Par ailleurs, les prétentions d’une partie plaignante qui s’est fait dérobé des bijoux pour une valeur supérieur à 50’000 francs n’ont pas été retenu. Selon le tribunal la valeur des bijoux a été estimée de manière trop imprécise et le tort moral pas suffisamment établi. /jpi


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