Qui est Saint Ursan ?

C’est un personnage emblématique de la région et pourtant très peu connu. Comme Saint Fromond ...
Qui est Saint Ursan ?

St-Ursanne, la perle du Jura, cache un personnage emblématique mais dont la vie tient plus de la légende que de faits historiques avérés

Saint Ursan La statue de Saint Ursan allongée dans sa grotte d'ermite à St-Ursanne.

C’est un personnage emblématique de la région et pourtant très peu connu. Comme Saint Fromond qui est fêté vendredi à Bonfol, Saint Ursan aurait évangélisé la région du Clos du Doubs à la fin du 6è siècle, début du 7è siècle. Ce serait un ermite issu du couvent de Luxeuil. Suite à ses nombreux miracles et à sa vie de prière, les habitants du Clos du Doubs se seraient regroupés autour de lui et auraient construit une première église. Pourtant toutes les traces de son existence n’apparaissent qu’au 11è siècle. D’ailleurs le texte hagiographique se base davantage sur des légendes que des faits historiques. Par exemple, l’homme pieux aurait domestiqué un ours pour qu’il lui apporte sa nourriture. Le plantigrade est présent dans de nombreuses vies de Saints, comme le rappelle Jean-Claude Rebetez, conservateur des archives de l’ancien Evêché de Bâle. Autre légende, Saint Imier, Saint Fromond et Saint Ursan se seraient retrouvés à la Caquerelle pour se partager la région en lançant un bâton. Ici aussi Jean-Claude Rebetez relève la force spectaculaire de ces trois bienheureux dont les bâtons sont tombés à des kilomètres.

 

Saint Ursan a-t-il existé ?

D’après Jean-Claude Rebetez, quelques chercheurs remettent même en cause son existence. Toutefois, le conservateur indique qu’une autre vie de Saint fait référence à Ursan. Saint Germain, qui a bel et bien vécu au 7è siècle, est le fondateur du couvent de Moutier-Grandval vers 640. Dans son récit, il est indiqué qu’un oratoire a été bâti dans la Vallée de Delémont en l’honneur de Saint Ursan. De plus, à Saint-Ursanne se trouve la plus grande concentration de sarcophages du Haut Moyen-Âge. Selon Jean-Claude Rebetez, la présence de ces cercueils en pierre indique « qu’il y avait un lieu saint particulièrement important ».

 

Le 20 décembre 620 ?

En 2020, la ville de St-Ursanne célébrera les 1400 ans de sa mort. Mais même cette date n’est pas avérée, selon Jean-Claude Rebetez. Le conservateur relève toutefois que le jour de sa mort est certainement correct, puisque le 20 décembre dans le calendrier liturgique, on fête la Saint Ursan. Quant à l’année, une source médiévale peu fiable indique l’an 620. Jean-Claude Rebetez relativise : « Il a bien fallu que cet homme meure un jour ». /ncp


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