Un trafic de drogue devant la justice

De la mauvaise foi, c’est ainsi que le Procureur a qualifié la tactique de défense du prévenu ...
Un trafic de drogue devant la justice

Malgré les preuves, le prévenu nie tout

Tribunal de Porrentruy Un important trafic de drogue se retrouve devant la justice.

De la mauvaise foi, c’est ainsi que le Procureur a qualifié la tactique de défense du prévenu. L’homme qui comparaît depuis mardi matin devant Tribunal pénal de première instance à Porrentruy risque 42 mois de prison ferme. Cet étranger âgé de 26 ans est accusé notamment d’infractions graves à la Loi fédérale sur les stupéfiants. Il a été placé en détention provisoire à Moutier depuis son arrestation en juin. Il aurait participé à un trafic de cocaïne dans la région.

Devant les preuves, l’homme n’a pas cessé de nier ou de trouver des explications parfois surprenantes. Il n’a pas fui lors de l’arrestation par la police. Il n’a pas essayé de manger la carte de son téléphone portable qui a été en partie mordue. Il ne connaissait pas la mule à qui il a payé un billet de bus à Delémont. De l’argent, environ 4'000 francs et des boulettes de cocaïne, retrouvés dans l’appartement où il logeait à Moutier avec son ADN, ne lui appartiennent pas. Même s’il a déjà été condamné auparavant dans le canton de Vaud pour des faits similaires, il a compris la leçon et ne s’adonne plus à ce trafic. Dans sa plaidoirie, le Ministère public a prouvé que le prévenu mentait de A à Z et que les enregistrements téléphoniques prouvaient qu’il était même un des coordinateurs d’un réseau qui s’étendait des Pays-Bas jusqu’en Espagne. Son chiffre d’affaires se montait à plus de 100'000 francs. Quant à la défense, ses avocates ont tenté de mettre en avant les doutes qui subsistaient. L’enquête n’a pas permis de révéler des dates exactes des transactions ou encore des quantités précises.

 

Une personne fragile et vulnérable

Une autre prévenue comparaît dans la même affaire. Il s’agit de la mule, arrêtée au même moment. Cette veuve et mère de deux enfants vient d’Espagne et a très vite avoué les faits. Vivant dans la misère, elle avait accepté, sous la contrainte, de transporter les boulettes de cocaïne. Cette femme fragile et vulnérable encourt 12 mois de prison avec un sursis pendant 2 ans. Le jugement sera rendu mardi après-midi. /ncp


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