Une procédure compliquée pour assainir une rue

Une séance d’information pour des travaux assez sommaires à la rue de la Colombière à Porrentruy ...
Une procédure compliquée pour assainir une rue

L’interprétation de la Loi sur la construction et l’entretien des routes fait débat

Travaux à la rue de la Colombière Les travaux à la rue de la Colombière concerne la partie ouest.

Une séance d’information pour des travaux d'entretien de la rue de la Colombière à Porrentruy. Pour profiter des fouilles ouvertes par le chauffage à distance Thermoréseau, qui se développe dans le secteur, la commune va procéder aux changements des conduites d’eau potable et d’eaux usées. Les lampadaires seront munis de LED et le trottoir poursuivra son cheminement tout au long de la chaussée. Le parking ne sera pas concerné par ces travaux. Mardi soir à Porrentruy, les riverains avaient rendez-vous pour prendre connaissance du futur chantier qui se tiendra dès la mi-août sur la partie ouest de cette rue.

 

Une démarche inhabituelle

Une pratique plutôt inhabituelle pour ce genre d’opération d’assainissement du réseau souterrain. Gabriel Voirol indique que le canton exige dorénavant un plan spécial lorsque de nouveaux éléments, comme ici le Thermoréseau, sont intégrés aux travaux d’entretien. Les projets doivent notamment recevoir l’aval des services cantonaux. De nouvelles mesures qui ne découlent pas d’une révision de la loi puisque le texte date de 1978. Selon le conseiller municipal en charge du dossier, il s’agit d’une « fausse interprétation » de la Loi sur la construction et l’entretien des routes par le Service de l’aménagement du territoire. Gabriel Voirol ne remet pas en cause le recours à des plans spéciaux lors de la création de nouvelles zones, mais juge inutile de s’y soumettre lorsque les travaux concernent le territoire déjà bâti. Le membre de l’exécutif bruntrutain considère que cette nouvelle pratique ralentit les travaux d’au moins 4 mois, alors que la ville tente d’optimiser les synergies avec les prestataires privés, comme Swisscom ou Thermoréseau. Les communes ont besoin, selon lui, d’instruments qui permettent d’être réactif.

 

Une motion en attente

Gabriel Voirol, également député au Parlement jurassien, a déposé dernièrement une motion afin de définir plus précisément les cas nécessitant l’élaboration d’un plan spécial et de s’assurer que l’assainissement des réseaux souterrains n’y figure pas. Il souhaite également que les communes conservent une certaine liberté d’action dans le domaine des routes communales. /ncp


 

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