L’AJAM plombée par un climat de travail détérioré

Plusieurs collaborateurs de l’Association Jurassienne d’Accueil des Migrants ont alerté l’intersyndicale ...
L’AJAM plombée par un climat de travail détérioré

Plusieurs collaborateurs de l’Association Jurassienne d’Accueil des Migrants ont alerté l’intersyndicale sur des dysfonctionnements à l’interne

AJAM

L’ambiance de travail se serait fortement dégradée à l’Association Jurassienne d'Accueil des Migrants ces derniers mois. Plusieurs collaborateurs de l'AJAM ont alerté l’intersyndicale qui a décidé de tirer la sonnette d’alarme. Dans le même temps, le directeur de l’AJAM Francis Charmillot est en arrêt de travail, un audit a été demandé et débutera la semaine prochaine. Pour décrire ces dysfonctionnements, les mots employés par l’intersyndicale dans un communiqué sont forts : « déterioration du climat général de travail », « appels de personnes en souffrance » qui se sont multipliés ces derniers temps.  Près de la moitié de la quarantaine de collaborateurs fixes s’est dite touchée mais ces dénonciations ont surpris le vice-président du comité de l’AJAM Jean-Claude Finger. « Je suis au comité depuis 15 ans et je n'ai jamais eu de doléances du personnel mis à part trois cadres et ces gens n'ont pas dit que c'était généralisé au reste de l'entreprise. Les syndicats refusent de nous donner des faits précis, ce sont à chaque fois des mots cachés. On ne peut pas accuser quelqu'un sur des ouï-dire, c'est pourquoi le comité a décidé de faire un audit. On prendra ensuite les dispositions qui s'imposent », commente le vice-président.

 

La gestion du directeur remise en cause

Si le communiqué de l'intersyndicale ne mentionne en effet aucun fait précis, il précise que les remontées des salariés font état de « dysfonctionnement au niveau du management ». Des critiques qui visent notamment le directeur de l’institution Francis Charmillot, actuellement en arrêt de travail. « Personne n'a pris la défense du directeur lors de cette séance entre salariés et syndicats, semble-t-il. En quelques mois, on est passé de 500 à 1'000 migrants, le volume de travail a explosé. Ce n'est pas une excuse mais on sentait depuis quelques semaines que monsieur Charmillot était exténué. Oui, une partie de sa gestion a été remise en cause », détaille Jean-Claude Finger. Selon l’intersyndicale, la surcharge de travail n’est pas la principale origine des problèmes évoqués. L’audit doit justement permettre de faire toute la lumière sur ces dysfonctionnements. Un processus également soutenu par le département de l’action sociale du canton qui affirme qu’il suivra ce dossier avec attention. Les conclusions de ce rapport sont attendues pour la fin du mois de septembre. /jpi

Le gouvernement suivra ce dossier affirme la ministre jurassienne de l'action sociale, Nathalie Barthoulot


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