« Une décision qui lève tous les obstacles au salaire minimum »

Le Parti socialiste jurassien s’est réjoui vendredi de la décision prise par le Tribunal fédéral ...
« Une décision qui lève tous les obstacles au salaire minimum »

Le Parti socialiste jurassien et Unia Transjurane se sont réjouis vendredi de la décision prise par le Tribunal fédéral relative à la loi neuchâteloise sur le salaire minimum. Cela lève tous les obstacles juridiques pour son introduction dans le Jura selon le PSJ

 Photo : archives

« Un événement historique pour les travailleuses et travailleurs du canton du Jura ». C’est ainsi que le Parti socialiste jurassien qualifie la décision prise par le Tribunal fédéral. Le TF a estimé vendredi que le salaire minimum était conforme au principe constitutionnel de liberté économique. La Haute Cour devait statuer sur plusieurs recours déposés par les patrons et les organisations économiques du canton de Neuchâtel après le « oui » du peuple lors d’une votation populaire en 2011.

 

« Un arrêt important »

Le PSJ a fait part de son « énorme satisfaction » dans un communiqué. Selon le parti, cela implique qu’il n’y a plus aucun obstacle juridique pour introduire le salaire minimum dans le Jura. « Ce dernier épisode devrait enfin permettre un débat politique serein », poursuit le groupe politique. Pour rappel, les Jurassiens ont accepté l’initiative populaire « Un Jura aux salaires décents » en 2013. La majorité du Parlement a toutefois refusé à deux reprises d’entrer en matière sur la question. En mars, le Tribunal fédéral a refusé le recours de six députés qui contestaient un arrêt de la Cour constitutionnelle du Tribunal cantonal jurassien. Cette dernière avait ordonné aux parlementaires d’entrer en matière sur le projet de loi du Gouvernement et d’adopter un texte sur le salaire minimum. 

 

Une étape fondamentale pour Unia

Le syndicat Unia Transjurane a également salué la décision du TF vendredi. Il estime que « la majorité parlementaire jurassienne, qui s’est beaucoup appuyée sur la décision en attente du Tribunal fédéral pour retarder sa décision, doit intégrer cette nouvelle donne à ses débats ». Unia indique que les tergiversations ont assez duré et exige du Parlement une loi d’application cantonale sur le salaire minimum qui prenne en compte ce jugement. /comm+alr  

    


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