Abu Ramadan se défend de prêcher la haine

« Je ne prêche pas la haine, c’est vous qui le faites » : Abu Ramadan s’en prend aux journalistes ...
Abu Ramadan se défend de prêcher la haine

L'imam déclare que ses propos ont été mal traduits et sortis de leur contexte

Abu Ramadan est soupçonné d'avoir tenu des propos haineux dans la mosquée Ar'Rahman, à Bienne Abu Ramadan est soupçonné d'avoir tenu des propos haineux dans la mosquée Ar'Rahman, à Bienne

« Je ne prêche pas la haine, c’est vous qui le faites » : Abu Ramadan s’en prend aux journalistes vendredi dans un long entretien publié dans le Tages Anzeiger et le Bund. L’imam nie avoir appelé à la destruction des ennemis de l’islam, des juifs, des chrétiens, des hindous, des Russes et des chiites lors d’une prière dans une mosquée de Bienne. Il se défend aussi d’avoir abusé de l’aide sociale et se considère bien intégré en Suisse.

« Celui qui a traduit mes propos est un menteur », affirme Abu Ramadan. L’habitant de Nidau envisage d’ailleurs une action en justice. Il ajoute que son discours s’inscrivait dans le contexte des guerres qui touchent l’Afghanistan et l’Irak, notamment, et qu’il ne concerne pas des religions ou des peuples entiers, mais uniquement les personnes qui nuisent à l’Islam. Et de citer Donald Rumsfeld, Georges W. Bush ou encore Tony Blair. Lorsque le journaliste explique que plusieurs traductions ont été faites et qu’elles aboutissent toutes au même résultat, il déclare que les auditeurs arabes comprennent ses propos correctement. Il se défend par ailleurs d’être un disciple des Frères musulmans, et même d’être un imam. « Lorsqu’il n’y a pas d’imam dans une mosquée, je prie », précise-t-il.

En ce qui concerne sa vie en Suisse, il dit être bien intégré et prendre part à la vie locale, même s’il ne pratique aucune langue officielle après une vingtaine d’années. Selon lui, les cours reçus étaient insuffisants. Pour ce qui est des 600'000 francs touchés par l’aide sociale en 13 ans, Abu Ramadan assure que ce chiffre est faux et que ses revenus sont moindres. Il ne précise toutefois pas leur montant, invoquant une information privée. Il explique par ailleurs avoir toujours voulu trouver du travail, mais que personne ne voulait l’employer, peut-être à cause de sa religion ou de sa barbe. Avec des revenus aussi faibles, comment expliquer ses nombreux voyages à La Mecque ou en Lybie ? Ils ont été offerts par des agences de voyages ou son frère. « L’aide sociale que je touche est légale, je n’ai jamais violé la loi », conclut-il. /ast


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