Une dizaine de dossiers jurassiens pourraient être déposés suite au gel printanier

Les exploitants agricoles ont jusqu’à ce soir pour déposer un dossier de demande d’indemnisation ...
Une dizaine de dossiers jurassiens pourraient être déposés suite au gel printanier

Les exploitants agricoles ont jusqu’à ce vendredi soir pour déposer un dossier de demande d’indemnisation suite à la vague de gel d’avril 2017

Le gel et la neige avaient causé de gros dégâts dans les vergers en avril dernier, ici à Paplemont près de Courgenay. Le gel et la neige avaient causé de gros dégâts dans les vergers en avril dernier, ici à Paplemont près de Courgenay.

C’est le dernier jour ce vendredi pour les exploitants agricoles pour déposer un dossier de demande d’indemnisation suite au gel survenu le printemps dernier. Souvenez-vous en avril 2017, le gel puis la neige avaient ravagé les vergers de la région. Suite à cela le Fonds suisse pour l’aide en cas de catastrophe naturel a ouvert la possibilité de recevoir une indemnité. Dans le Jura, une dizaine de dossiers d’exploitants arboricoles et viticoles pourraient potentiellement être déposés selon le Service de l'économie rurale qui en a déjà enregistré quelques-uns. Mais cela ne concerne que les très gros dégâts : il faut qu’au moins 50% de sa surface agricole ait été ravagée pour prétendre à une indemnité. Au-delà de 75%, le Fonds suisse pour l’aide en cas de catastrophe naturel prévoit un deuxième niveau de dédommagement.

 

Une phase d’expertise menée par le Service de l'économie rurale

Frédéric Schneider, arboriculteur de Cornol, a perdu 90% de sa récolte de fruits au printemps dernier. Aucune prune, aucune cerise, et seulement 10% de damassine a survécu. Il a donc déposé un dossier auprès de l'ECR, chargé de les enregistrer. « On a dû fournir des données chiffrées des pertes estimées comparées à nos rendements des quatre dernières années. Mais on ne sait pas du tout comment sera calculée une éventuelle indemnité », explique Frédéric Schneider. Une fois les dossiers enregistrés, le Service de l'économie rurale va devoir procéder à une expertise, c’est-à-dire demander aux exploitants agricoles des preuves de l’ampleur des dégâts.

 

L'inconnu : le calcul du manque à gagner

Un manque à gagner sera ensuite calculé par le Fonds suisse mais l'ECR dit lui-même ne pas savoir comment. « J’espère au minimum le remboursement des intrants, donc tout ce que l’on met en œuvre au printemps pour produire les récoltes escomptées. Voire les frais de fonctionnement et éventuellement les charges bancaires pour certaines exploitations, ce ne serait pas du luxe », estime Frédéric Schneider. Cet épisode montre aussi selon l’exploitant jurassien que les arboriculteurs sont mal protégés. Les dégâts liés au gel ne sont par exemple pas pris en compte par leur « assurance grêle », d’où le besoin de recourir à ces procédures annexes. /jpi


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus